Connexion

logomamediateque2

Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Festival Harmonia Mundi

4 thèmes | 12 oeuvres
Harmonia Mundi fête ses 60 ans ! Pour souffler ses bougies, le grand label de disque français lance un festival. C’est évidemment l’occasion de mettre en avant ses talents, et surtout ses jeunes étoiles montantes dans un répertoire tout trouvé : un siècle et demi de musique française, de Fauré à Hersant et de Debussy à Escaich. Une musique française que l’on qualifie tour à tour de sensuelle et poétique, colorée et délicate, imagée et impressionniste… et souvent pleine d’humour.

D’un art à l’autre

Si les artistes ne s’intéressaient qu’à leur domaine, cela se saurait ! Bien au contraire, ils n’ont de cesse d’aller chercher ailleurs l’étincelle qui déclenchera la création — tissant ainsi un chassé-croisé d’inspirations.

Parade

Pour un scandale, c’est un scandale ! Le soir de la création, le 18 mai 1917 au Théâtre du Châtelet à Paris, les uns sifflent et huent, les autres applaudissent, on en viendrait presque aux mains ! Il faut dire qu’Erik Satie n’est pas le dernier des farceurs. Pour cette œuvre composée pour les ballets russes, et que Jean Cocteau imagine en théâtre de foire, le compositeur mêle aux sons des instruments des bruits bizarres, des machines à écrire et autres sirènes d’alarme ! Apollinaire, qui écrit la note du programme, qualifie lui-même l’œuvre de « sur-réaliste » — et c’est la première fois que le grand public découvre ce terme !

Carnaval des animaux

En des temps lointains (le début des années soixante), Francis Blanche et son complice Pierre Dac formaient un duo dont l’humour loufoque, absurde, sans queue ni tête, truffé de jeux de mot à tomber à la renverse, fit les beaux jours d’une France d’avant la télé en couleurs et les réseaux sociaux. Parallèlement, Francis Blanche, encore lui, mettra sa verve à contribution pour donner la réplique à la musique du "Carnaval des animaux" de Saint-Saëns.

CD
Le Carnaval des Animaux
Auteur: Saint-Saëns, Camille (1835-1921)
Edition: Arion

Antigone

Parmi les nombreux poètes qui inspirent les compositeurs français, et notamment Francis Poulenc, on trouve Jean Anouilh. Homme de théâtre, il aime revisiter les grandes pièces antiques. Son "Antigone" est comme une métaphore du siècle passé, ce XXe siècle fabuleux et déchiré, assoiffé d’idéal autant que de sang.

La musique française rayonne dans le monde entier !

La musique française est à nulle autre pareille ! Elle véhicule des images, des sensations, une poésie unique, qui a fasciné et fascine encore des artistes de tous les horizons.

Ocean’s Eleven

Un remake, peut-être, mais un classique quand même ! Avec un casting de rêve, Steven Soderbergh signe là LE film de casse. Et quand tout est terminé, que l’argent est en sécurité, que les méchants sont châtiés, que les gentils sont récompensés, alors toute l’équipe se retrouve devant la fontaine monumentale (et absurde, au milieu du désert) de Las Vegas — et l’on entend, apaisés, le fameux "Clair de Lune" de Claude Debussy, dans sa version orchestrée. Une manière de conclure un chef-d’œuvre avec un autre chef-d’œuvre, en lui empruntant son tact, son élégance, son humour, son attention aux couleurs — bref : son debussysme.

Everybody Digs

Bill Evans est un pianiste de jazz. L’un des plus grands. Il a joué avec les meilleurs : Miles Davis, John Coltrane, Chet Baker… La liste est trop longue. Ce qui ne l’empêche pas de se nourrir autant qu’il le peut de répertoire classique — et de musique française en particulier, Debussy au premier chef. Sur "Everybody Digs Bill Evans", son deuxième album, on trouve notamment sa composition "Peace Piece, "littéralement « morceau de paix ». Un solo envoûtant, où infuse son amour pour Chopin, Debussy, Ravel et quelques autres…

Opus Number Zoo

Le succès phénoménal du "Carnaval des animaux" donne des idées à certains. L’italien Luciano Berio relève le défi avec cet "Opus Number Zoo. "Cette petite pièce de musique théâtrale est une désopilante visite à la ferme. Le compositeur demande aux instrumentistes eux-mêmes de dire le texte — et le résultat est bien aussi jouissif que la « grande fantaisie zoologique » de Saint-Saëns.

Musique française : perspectives

Attention aux couleurs, sensibilité poétique et symboliste, ouverture résolue au monde : toutes ces caractéristiques de l’impressionnisme français — ces cinquante ans de musique, à cheval sur le XIXe et le XXe siècle — n’en sont toutefois pas l’apanage. Elles sont — et ce ne sont pas Debussy ou Ravel qui diront le contraire ! —  le legs d’une longue histoire musicale. Ainsi, en la remettant en perspective de ses ancêtres et ses descendants, on peut découvrir chez chacun des qualités insoupçonnées…

Les Apothéoses de Lully et de Corelli

François Couperin est le premier musicien authentiquement européen — un véritable précurseur aux Robert Schumann et Jean Monnet. Avec ses « Goûts Réunis », il esquisse une Europe en paix avec elle-même, où les Nations dialoguent en harmonie pour construire ensemble une musique rendue plus belle par sa diversité. Dans ses "Apothéoses de Lully "et" de Corelli, "Couperin nous en livre l’allégorie : il imagine une réunion, au Parnasse, des deux génies des musiques française et italienne, accueillis par Apollon et buvant à la même source d’Hippocrène pour jouer ensemble « la perfection de la musique ».

Pli selon Pli

Chef-d’œuvre fondateur de la musique de ce dernier demi-siècle, "Pli selon pli" réaffirme, s’il en était besoin, l’étroite filiation qui lie l’œuvre de Stéphane Mallarmé et la musique française. Après Debussy, Ravel et quelques autres, c’est au tour de Pierre Boulez — alors à la pointe de l’avant-garde de la musique européenne — de s’emparer du verbe éclaté et ambitieux du grand symboliste. Écrit entre 1957 et 1962, "Pli selon pli" se compose de cinq mouvements dont les trois centraux s’intitulent « Improvisation » — ce qui peut étonner quand on sait la précision minutieuse de la notation boulézienne, mais qui se comprend dès l’instant qu’on y pose une oreille. Sous ce portrait du poète d’une rare sensualité, certains ont deviné, en filigrane, l’autoportrait du compositeur lui-même.

Le Noir de l’étoile

L’école spectrale représente sans doute l’un des seuls authentiques héritiers contemporains de l’impressionnisme français : par son approche du phénomène sonore comme par la sensualité imagée de ses gestes. Avec "Le Noir de l’étoile," Gérard Grisey nous invite à une fascinante odyssée de l’espace. L’œuvre se construit autour du bruissement des pulsars, ces astres mystérieux issus de l’explosion de supernovae. À la manière d’un grand phare perdu dans l’immensité de l’univers, les pulsars émettent un rayonnement électromagnétique d’une régularité singulière due à leur masse énorme et à une vitesse de rotation hallucinante. Le rayonnement magnétique n’étant rien d’autre qu’une onde, Grisey eut l’idée de transcrire, sans manipulation aucune, deux de ces rythmes sidéraux en une onde sonore qui sous-tend la structure et l’esprit de la pièce. Il donne à cette séquence perpétuelle et perpétuée le rôle si musical d’une basse obstinée…

Musique pour ou par la jeunesse

Attention ! Musique pour la jeunesse ne signifie pas musique au rabais, bien au contraire ! Même lorsqu’elle est destinée à être jouée par de jeunes musiciens, elle peut être d’une grande beauté !

Children’s Corner

Parmi les compositeurs que le monde de l’enfance a toujours inspirés, Claude Debussy occupe une place de choix : il n’hésite pas à faire résonner dans ses œuvres des comptines de cours de récréation. S’il adore les enfants, il est particulièrement fan de sa fille, Chouchou, à laquelle il dédie son petit recueil "Children’s Corner." Ce sont six tableaux illuminés d’une poésie douce et colorée, tour à tour sautillante et mélancolique, auxquels cet anglophile convaincu donne des titres anglais : "Serenade for the Doll, The Snow is Dancing, The Little Shepherd, Golliwog’s Cakewalk…"

Album pour la jeunesse

Est-ce parce qu’il avait tant de mal à s’adapter au monde des adultes que Robert Schumann se tournait si volontiers vers les plus jeunes ? En tout cas, tout compositeur qu’il est, il leur offre des contes en musique, des cirques pianistiques, des rêveries et des Carnavals. Et il conçoit pour eux des partitions de toute beauté, pour qu’ils puissent apprendre le piano en faisant véritablement de la musique.

L’Enfant et les Sortilèges

Ravel n’avait pas d’enfant. Colette n’en a eu qu’un et les supportait difficilement. À eux deux, ils donnent pourtant naissance à l’un des opéras les plus beaux et les plus réussis sur l’imaginaire de la jeunesse. Dans "L’Enfant et les Sortilèges," les meubles et objets d’une maisonnée, martyrisés par l’enfant turbulent de la famille, décident de se venger. Après quelques séquences fantastiques et angoissantes, tout se terminera grâce à la magie d’un mot.

logo departement

Notre newsletter

MDDS - Médiathèque des Deux-Sèvres

298, Route de Coulonges

79000 Niort

Tél. : 05 49 26 28 20

 

28, rue des Epinettes

79100 Thouars

Tél : 05 49 66 09 60