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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

L'économie, quelle(s) histoire(s) !

6 thèmes | 21 oeuvres
Cocorico, le prix Nobel d'économie vient d'être décerné au français Jean Tirole. Mais le profane qui se plongerait dans ses travaux sur les entreprises en situation d'oligopole risque de déchanter face à leur complexité... Insaisissable science, qui guide de plus en plus nos vies à l'aide de théories d'une complexité sans nom ! La solution se trouve peut-être du côté de la fiction qui a toujours entretenu un dialogue fécond avec l'économie. En y piochant intrigues et personnages, héros de la croissance ou victimes des crises, l'imagination des artistes éclaircit souvent la réalité. Les conclusions de Jean Tirole étaient déjà dans Zola, elles sont aujourd'hui dans les romans de la rentrée ou dans les séries télé...

Crises de couples

Conquête, possession, crise : le vocabulaire de l'économie est dangereusement proche de celui de l'amour. Pas étonnant que Houellebecq, dont c'est un thème de prédilection, ait inspiré l'économiste Bernard Maris ! Dans les "Rougon-Macquart", Emile Zola mêle toujours à ses tableaux du capitalisme fin XIXe une intrigue amoureuse qui sert de métaphore. Et tout récemment, la romancière Hélène Risser s'est plu à imaginer une banquière gérant ses amours comme un portefeuille, sur fond de catastrophe financière et intime.

Houellebecq économiste

Bernard Maris est un économiste souvent invité pour porter la contradiction aux purs et durs de l’économie libérale. Mais sa véritable vocation est peut-être de rendre l’économie compréhensible par tous, et donc sa faculté de jugement à chacun. Son "Antimanuel d’économie" (2003 - Éditions Bréal) s’appuyait sur de nombreux exemples puisés dans la littérature pour expliquer les grandes théories économiques. Dans "Houellebecq économiste", Bernard Maris convoque cette fois les grands auteurs économistes (Marx, Keynes, Schumpeter) pour dire à quel point Houellebecq est un écrivain visionnaire et « "le grand romancier de la main de fer du marché et du capitalisme à l’agonie" ».

  Livre doc
Houellebecq économiste
Auteur: Maris, Bernard (1946-2015)
Edition: Flammarion

Les Amants spéculatifs

En pleine tourmente mondiale, Anna, une financière accusée de tous les maux, vit aussi une grave remise en cause de son couple. Quand un éditeur opportuniste lui envoie Hélène, une journaliste, pour rédiger «l'autobiographie d'une banquière», aucun livre n'en sort, mais le dialogue entre les deux femmes tourne à la réunion de crise... intime. La carriériste se retrouve à appliquer ses méthodes mathématiques à sa vie amoureuse. Suite au «krach» de son «placement» initial – son mari est parti - elle «investit» ailleurs – un amant – mais, par prudence, «diversifie son portefeuille» - un deuxième. Un drôle de roman à qui perd gagne...

La Curée

Dans chacun des vingt tomes des "Rougon-Macquart", publiés entre 1871 et 1893, Emile Zola met en scène la violence du capitalisme français d'alors. Moins spectaculaire que l'essor des grands magasins ("Au Bonheur des Dames") ou que le sort des mineurs ("Germinal"), la spéculation immobilière qui sert de toile de fond à ce deuxième volume de la saga met pourtant au jour les liens pervers entre les milieux économiques et politiques, incarnés par Aristide Rougon, dit Saccard, ministre de Napoléon III enrichi lors de la rénovation de Paris par le baron Haussmann. Comme en écho à cette consanguinité maléfique, le roman tourne à la tragédie incestueuse. Sous-titré «Phèdre sous Badinguet», il adapte le mythe grec, comme chez Sénèque ou Racine : Renée, seconde épouse de Saccard, tombe amoureuse du fils de celui-ci et sombrera dans la folie.

Films catastrophe

Dans le long métrage de l'histoire économique, la fatalité nous fait subir les pires tuiles à un rythme que les scénaristes de blockbusters hollywoodiens auraient du mal à suivre. A lire Thomas Piketty, le creusement des inégalités est ainsi inscrit dans la nature même du capitalisme, puisque de tout temps les possédants s'enrichissent plus vite que la moyenne. Mais c'est sur les écrans des traders que se jouent les scènes d'anthologies, les krachs et les crises qui mettent la planète au bord du gouffre. Vivement le "happy ending" !

Le Capital au XXIe siècle

L'équation la plus populaire depuis «E=mc2» est signée de l'économiste français Thomas Piketty. Ce livre, devenu en quelques mois un best-seller mondial, se résume en effet à la formule r>g : le rendement du capital (r) est toujours supérieur à la croissance de l'économie (g). En clair, quiconque possède un patrimoine s'enrichit plus vite que la moyenne de la population, d'où le creusement des inégalités. La force de la thèse est de s'appuyer sur l'histoire, l'auteur ayant rassemblé, avec l'aide de collègues du monde entier, une somme inédite de données sur la répartition des richesses depuis le début du XXe siècle. Autre ingrédient du succès, de nombreuses références littéraires, piochées chez Jane Austen ou Balzac : dans "Le père Goriot", déjà, Vautrin explique à Rastignac qu'il vaut mieux hériter ou faire un beau mariage plutôt que d'étudier pour décrocher un bon emploi...

Master of the Universe

On se croirait dans une fiction mettant en scène la confession d'un mafieux repenti. Mais le «maître de l'univers» qui se livre dans ce documentaire à huis clos est bien réel. Le banquier d'affaires allemand Rainer Voss a choisi, la cinquantaine venue, de révéler les coulisses de la finance moderne : les milliards qu'il a maniés et les millions qu'il a gagnés grâce à la déréglementation des marchés et à la création de produits financiers de plus en plus sophistiqués ; son sentiment de puissance ; la vie dans des entreprises où la déconnexion du réel semble savamment entretenue par une atmosphère quasi sectaire... Edifiant.

Margin Call

Dans "Wall Street", tourné juste avant le krach d'octobre 1987, Oliver Stone avait concentré toutes les dérives de la finance d'alors dans un personnage de génie maléfique, Gordon Gekko. Rien de tel dans ce film inspiré par la faillite de la banque Lehman Brothers, en 2008, et par la crise des subprimes qui a suivi : l'état-major d'une banque d'investissement, s'apercevant que trop d'actifs toxiques menacent l'entreprise, fait ce qu'il faut, sur une période de 35 heures, pour s'en débarrasser. Sans souci des terribles conséquences pour la planète, certes, mais sans chercher spécialement à nuire, juste parce que le système est comme cela... Une démonstration édifiante en même temps qu'un suspense haletant emmené par Kevin Spacey.

  Dvd Fiction
Margin Call
Auteur: Chandor, J. C (1973-....)
Edition: ARP Sélection

Nouveau western

De l'action, des héros légendaires et des perdants magnifiques : depuis Zola, on sait que le monde sans foi ni loi de l'entreprise est un réservoir d'intrigues et de personnages aussi profond que la geste du Far West. La conquête de la prospérité a ainsi ses tueurs à gages au sein des multinationales et ses laissés-pour-compte privés d'ascension sociale. Les salariés de la finance, eux, sont souvent écrasés par le monde dans lequel ils évoluent, tels de minuscules cowboys dans les paysages arides de Monument Valley...

La Curée

Dans chacun des vingt tomes des "Rougon-Macquart", publiés entre 1871 et 1893, Emile Zola met en scène la violence du capitalisme français d'alors. Moins spectaculaire que l'essor des grands magasins ("Au Bonheur des Dames") ou que le sort des mineurs ("Germinal"), la spéculation immobilière qui sert de toile de fond à ce deuxième volume de la saga met pourtant au jour les liens pervers entre les milieux économiques et politiques, incarnés par Aristide Rougon, dit Saccard, ministre de Napoléon III enrichi lors de la rénovation de Paris par le baron Haussmann. Comme en écho à cette consanguinité maléfique, le roman tourne à la tragédie incestueuse. Sous-titré «Phèdre sous Badinguet», il adapte le mythe grec, comme chez Sénèque ou Racine : Renée, seconde épouse de Saccard, tombe amoureuse du fils de celui-ci et sombrera dans la folie.

Parle-moi du sous-sol

Cent trente ans après "Au Bonheur des Dames", ce premier roman observe la société française par les yeux de la vendeuse d'un grand magasin parisien. Et la comparaison s'arrête là : chez Zola, l'ascension sociale de la petite provinciale accompagne la folle croissance de cette nouvelle forme de commerce (entrée au rayon confection, elle épousera le patron) ; ici, une surdiplômée échoue à la caisse de l'espace jouets, situé au sous-sol, parmi d'autres jeunes adultes engagés dans la même impasse. En 2014, précarité humiliante, ennui mécanique et promesses non tenues se conjuguent pour rendre impossible le classique roman d'éducation...

Profit

La plus belle ordure à avoir jamais foulé les couloirs d'une multinationale, du moins sur le petit écran. Jim Profit, cadre brillant et tiré à quatre épingles, est en réalité dévoré par l'ambition et prêt à tout, vraiment tout, pour la réaliser. On comprend sa vraie nature quand il rentre chez lui : le manager dort nu dans un carton et se nourrit à même le sol, reproduisant ad nauseam la maltraitance autrefois infligée par son père, qui le livrait à lui-même avec, pour seule nounou, une télé allumée 24 heures sur 24... Cette série fit scandale lors de son lancement sur la Fox, en 1996 : seuls quatre épisodes furent diffusés et la deuxième saison ne fut jamais tournée. Elle provoque toujours un malaise magistral, digne du "American Psycho" de Brett Easton Ellis.

Margin Call

Dans "Wall Street", tourné juste avant le krach d'octobre 1987, Oliver Stone avait concentré toutes les dérives de la finance d'alors dans un personnage de génie maléfique, Gordon Gekko. Rien de tel dans ce film inspiré par la faillite de la banque Lehman Brothers, en 2008, et par la crise des subprimes qui a suivi : l'état-major d'une banque d'investissement, s'apercevant que trop d'actifs toxiques menacent l'entreprise, fait ce qu'il faut, sur une période de 35 heures, pour s'en débarrasser. Sans souci des terribles conséquences pour la planète, certes, mais sans chercher spécialement à nuire, juste parce que le système est comme cela... Une démonstration édifiante en même temps qu'un suspense haletant emmené par Kevin Spacey.

  Dvd Fiction
Margin Call
Auteur: Chandor, J. C (1973-....)
Edition: ARP Sélection

Révoltes

Le capitalisme a été assez violent pour susciter un système radicalement concurrent, théorisé par Marx puis incarné par l'Union soviétique. Mais au fil des décennies, il a jusqu'à présent été assez fort pour vaincre ces oppositions, y compris les critiques internes. La rébellion rock, par exemple, a vite nourri un vil mercantilisme, pressenti par certains artistes dès les années 60. Particulièrement lucide, le guitariste Frank Zappa voyait ainsi, dès 1968, la contre-culture hippie comme un épiphénomène qui serait vite absorbé et digéré par la société de consommation. L'histoire lui a donné raison.

The Who Sell Out

Lorsqu'ils publient ce disque, juste avant Noël 1967, les auteurs de «My Generation» ne font que céder à l'air du temps : six mois après le "Sgt. Pepper's" des Beatles, toute la scène anglaise y va de son "concept album" emballé dans une pochette pop art. Ici, en entrecoupant les morceaux (dont l'immortel tube «I Can See for Miles») d'hilarants jingles de publicité, il s'agit de recréer l'atmosphère sonore des émissions de Radio London, station pirate et privée qui ébranla le monopole de la BBC à partir de 1964. Pourtant, à l'heure des grandes tournées sponsorisées et de l'utilisation massive du rock dans la pub, on se dit que ces artistes transformés en hommes-sandwichs prophétisaient la mainmise du big business sur l'industrie du spectacle...

La Grève

Film de propagande commandé par la jeune URSS, le premier long métrage du réalisateur du "Cuirassé Potemkine" reste un grand moment de cinéma. Eisenstein n'y va pourtant pas avec le dos de la cuillère pour dépeindre l'enfer capitaliste d'avant 1917 : l'usine est comparée en images à un abattoir, la masse des prolétaires révoltés est filmée comme un seul et même «héros», les patrons se goinfrent pendant que leurs nervis répriment la grève... Mais cette lourdeur didactique ne parvient pas à éteindre un talent qui brille dans chaque cadrage et chaque idée de montage. Une œuvre qui témoigne du bouillonnement avant-gardiste qui marqua les premières années du régime soviétique – une parenthèse vite refermée par l'avènement du «réalisme socialiste».

We're Only in It for the Money

Enregistré en plein «été de l'amour», en 1967, le troisième album de Frank Zappa avec les Mothers, son groupe d'alors, est une attaque contre le mouvement hippie alors triomphant. Sa pochette parodiant celle du "Sgt. Pepper's" des Beatles et son titre sarcastique («On fait ça juste pour le fric») résument le propos : la contre-culture est décrite comme une pseudo révolte, déjà récupérée par l'industrie musicale qui y voit juste un autre moyen de vendre des disques, une nouvelle preuve de la capacité du capitalisme à tirer profit de tout, y compris de sa propre critique... Par-dessus tout, l'album est passionnant (Zappa aborde tous les genres, des années 50 à l'avant-garde classique) et hilarant quand il moque le pacifisme («j'aimerai même les flics qui me tabasseront») ou le goût des hippies pour la nudité («quelle est la partie de ton corps la plus moche ?»).

Le Capital

L'histoire du capitalisme est celle de l'aliénation des prolétaires par les patrons, car c'est ce rapport de force qui permet, en sous-payant le travail, de dégager une plus-value, donc de s'enrichir : l'idée principale du philosophe et économiste allemand Karl Marx (1818-1883), développée dans le premier volume de son maître-livre en 1867 (il mourra sans avoir terminé la suite, mise en forme par Engels), est ici mise en images dans l'histoire d'un jeune fromager, Robin. Modeste vendeur de marché, il décide de développer son activité à l'aide d'un financier... et ce faisant, découvre la contradiction fondamentale du capitalisme selon Marx !

Romans d'apprentissage

Misère et enrichissement, ascension sociale et déchéance : il y a toujours un contexte socio-économique dans la forme classique du roman d'apprentissage (Stendhal, Balzac, Zola...), quitte, dans ses versions modernes, à constater que la crise a gelé cette mobilité. C'est sans doute pourquoi les livres d'économie les plus accessibles sont ceux qui s'appuient sur des ressorts littéraires : des personnages, des intrigues, des rebondissements, et voilà que tout est clair...

La Curée

Dans chacun des vingt tomes des "Rougon-Macquart", publiés entre 1871 et 1893, Emile Zola met en scène la violence du capitalisme français d'alors. Moins spectaculaire que l'essor des grands magasins ("Au Bonheur des Dames") ou que le sort des mineurs ("Germinal"), la spéculation immobilière qui sert de toile de fond à ce deuxième volume de la saga met pourtant au jour les liens pervers entre les milieux économiques et politiques, incarnés par Aristide Rougon, dit Saccard, ministre de Napoléon III enrichi lors de la rénovation de Paris par le baron Haussmann. Comme en écho à cette consanguinité maléfique, le roman tourne à la tragédie incestueuse. Sous-titré «Phèdre sous Badinguet», il adapte le mythe grec, comme chez Sénèque ou Racine : Renée, seconde épouse de Saccard, tombe amoureuse du fils de celui-ci et sombrera dans la folie.

Parle-moi du sous-sol

Cent trente ans après "Au Bonheur des Dames", ce premier roman observe la société française par les yeux de la vendeuse d'un grand magasin parisien. Et la comparaison s'arrête là : chez Zola, l'ascension sociale de la petite provinciale accompagne la folle croissance de cette nouvelle forme de commerce (entrée au rayon confection, elle épousera le patron) ; ici, une surdiplômée échoue à la caisse de l'espace jouets, situé au sous-sol, parmi d'autres jeunes adultes engagés dans la même impasse. En 2014, précarité humiliante, ennui mécanique et promesses non tenues se conjuguent pour rendre impossible le classique roman d'éducation...

L'économie pour les nuls

La collection à succès «pour les nuls» rate parfois son objectif, la vulgarisation intelligente. Dans un domaine complexe et aride, il est ici atteint car on appréhende les concepts de l'économie au travers de nombreux exemples piochés dans l'histoire : une mine de récits hauts en couleurs (la première bulle spéculative de l'ère moderne, vers 1640, se créa sur le marché de la tulipe) et une formidable galerie de personnages louches (condamné en 2009 pour une escroquerie portant sur quelque 65 milliards de dollars, Bernard Madoff n'a pas manqué de prédécesseurs) et autres apprentis sorciers (John Law, à l'origine de l'émission de papier-monnaie en France, qui se termina par la banqueroute de 1720).

Keynes ou l'économiste citoyen

Si John Maynard Keynes est l’un des plus grands économistes du XXe siècle auquel on ne cesse de se référer, c’est parce qu’il n’était pas qu’un économiste ; « "il fut aussi un grand voyageur, un amateur d’hommes, de femmes, de champagne, de tableaux, un journaliste, un spéculateur, un collectionneur, un témoin de son temps (…)" », lecteur de Freud, ami de Virginia Woolf en plus d’être un savant des statistiques. Dans ce petit essai biographique d’une centaine de pages, Bernard Maris rend hommage à l’un des plus grands penseurs du XXe siècle et permet de mieux comprendre pourquoi la pensée keynésienne est toujours aussi vivace.

Science/Fiction

Chez les économistes, il y a les sérieux, qui conçoivent des modèles mathématiques purs et parfaits. Et puis il y a les poètes, qui musardent du côté de la littérature pour saisir l'époque. Bernard Maris fouille ainsi l'œuvre de Michel Houellebecq, prix Goncourt 2010, pour y trouver trace des ravages du libéralisme-roi. Démarche profondément originale, mais pas solitaire : le récent pavé de Thomas Piketty sur les inégalités doit son succès à un angle historique nourri de nombreuses références littéraires ; sans parler du prix Nobel américain Paul Krugman, qui affirme que sa vocation est née à la lecture d'un classique de la SF !

Houellebecq économiste

Bernard Maris est un économiste souvent invité pour porter la contradiction aux purs et durs de l’économie libérale. Mais sa véritable vocation est peut-être de rendre l’économie compréhensible par tous, et donc sa faculté de jugement à chacun. Son "Antimanuel d’économie" (2003 - Éditions Bréal) s’appuyait sur de nombreux exemples puisés dans la littérature pour expliquer les grandes théories économiques. Dans "Houellebecq économiste", Bernard Maris convoque cette fois les grands auteurs économistes (Marx, Keynes, Schumpeter) pour dire à quel point Houellebecq est un écrivain visionnaire et « "le grand romancier de la main de fer du marché et du capitalisme à l’agonie" ».

  Livre doc
Houellebecq économiste
Auteur: Maris, Bernard (1946-2015)
Edition: Flammarion

Le Capital au XXIe siècle

L'équation la plus populaire depuis «E=mc2» est signée de l'économiste français Thomas Piketty. Ce livre, devenu en quelques mois un best-seller mondial, se résume en effet à la formule r>g : le rendement du capital (r) est toujours supérieur à la croissance de l'économie (g). En clair, quiconque possède un patrimoine s'enrichit plus vite que la moyenne de la population, d'où le creusement des inégalités. La force de la thèse est de s'appuyer sur l'histoire, l'auteur ayant rassemblé, avec l'aide de collègues du monde entier, une somme inédite de données sur la répartition des richesses depuis le début du XXe siècle. Autre ingrédient du succès, de nombreuses références littéraires, piochées chez Jane Austen ou Balzac : dans "Le père Goriot", déjà, Vautrin explique à Rastignac qu'il vaut mieux hériter ou faire un beau mariage plutôt que d'étudier pour décrocher un bon emploi...

Le cycle de Fondation

Pouvait-on prédire la crise financière de 2008 ? Le chômage en France baissera-t-il avant 2017, comme l'espère François Hollande ? La capacité à prévoir est au cœur des débats économiques, mais peu de chercheurs prennent cette préoccupation aussi sérieusement que l'Américain Paul Krugman, prix Nobel d'économie 2008 pour ses travaux sur le commerce international et les délocalisations. Il affirme en effet tenir sa vocation... de ce célèbre roman de science-fiction ! Et plus précisément du personnage de Hari Seldon, statisticien et inventeur de la «psychohistoire», une science (fictive) censée prédire l'avenir par la mise en équations des comportements humains. Une lecture à recommander à notre Président ?

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