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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Sport & Littérature

8 thèmes | 20 oeuvres
Si on trouve peu de grands écrivains chez les athlètes - et vice versa - le sport et les sportifs ont toujours fasciné les plumitifs. Sartre a pratiqué la boxe, Céline avait le vélo d’un des frères Pélissier accroché au mur, Pasolini a écrit des articles magnifiques sur le foot, Marcel Ruffo tient une chronique dans le Midi Olympique, Murakami est devenu marathonien… Les cinéastes et autres musiciens ne sont pas en reste. La liste des fascinations est longue. Tout comme l’est celle des œuvres de l’esprit inspirées par les performances du corps. À la veille du plus grand événement mondial nous en avons choisi quinze. « L’important, c’est de participer. » a dit le bon baron. À vos marques, prêt… partez !

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S’il est un sport qu’on peut dire français, c’est sans conteste le cyclisme. D’autres pays ont fourni de grands champions, parfois même des champions d’exception, il n’empêche que la petite reine et son lot de personnages légendaires est aux routes françaises ce que Roux est à Combaluzier et toutes les histoires de dopage n’y changent rien. C’est ce que racontent, chacun dans un style différent, Bordas Blondin et Fournel. Des histoires de vélo qu’on lit en entendant le bruit des dérailleurs, des cris de la foule sur le bord des routes. « Baisse la tête t’auras l’air d’un coureur ! »

Forcenés

L’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. »

Anquetil tout seul

J'avais dix ans, j'étais petit, brun et rond ; il était grand, blond et mince et je voulais être lui. Je voulais son vélo, son allure, sa nonchalance, son élégance. J'avais trouvé en même temps mon modèle et mon contraire. Jacques Anquetil a traversé mon enfance cycliste comme une majestueuse caravelle. Il était le plus beau cycliste possible. Je l'ai suivi, je l'ai admiré sans jamais chercher à le comprendre, ajoutant du mystère à son mystère. Il avait l'âme complexe, ses motivations étaient contradictoires, son élégance tranchait dans le peloton, sa vie de château sentait le parfum et la poudre. Bien plus tard, parce que mon admiration ne s'est jamais éteinte, l'idée me vint de lui tirer le portrait. Mais ce cycliste de génie aimait-il vraiment le vélo ? (Présentation par l’auteur)

Le muscle et la plume

Connu avant tout pour ses chroniques cyclistes, Blondin était un généraliste qui a couvert quasiment toutes les disciplines, tous les évènements, avec un talent immense (Pierre Assouline dit de Blondin qu’il était un des plus grands écrivains de sa génération) et une passion présente derrière chacune de ses phrases.

  Livre doc
Antoine Blondin
Auteur: Blondin, Antoine (1922-1991)
Edition: "L'Equipe"

Ascèse

La course de fond et le cyclisme sont des sports d’une souffrance extrême. Chacun est une ascèse, l’objet d’une compétition dont le premier adversaire à dépasser est soi-même. Pour ces moines de l'endurance, la souffrance est le seul compagnon avec lequel il faut composer tous les jours pour aller plus loin plus vite. Et le lendemain recommencer.

Courir

La vie d’Emile Zatopek raconté par Jean Echenoz dans un style aussi dépouillé et sec que le corps d’un marathonien. « On a dû insister pour qu'Emile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s'arrête plus. Il ne cesse plus d'accélérer. Voici l'homme qui va courir le plus vite sur la Terre. »

  Livre Fiction
Courir
Auteur: Echenoz, Jean (1947-....)
Edition: Minuit

Autoportrait de l’auteur en coureur de fond

Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d'un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l'épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés. (Présentation de l’éditeur)

Forcenés

L’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. »

Goaaaal !!!!

Le foot est un sport inventé par les anglais. La preuve, ils sont les seuls à pouvoir en tirer une œuvre littéraire de qualité tout en restant crédibles, qu’il s’agisse de se mettre dans la tête d’un entraîneur mythique des années 60 ou dans la peau de « I’m not a man, I’m Cantona ! ».

Looking for Eric

Footballeur d’exception, Eric Cantona est aussi un personnage hors du commun. Son jeu et son comportement dans la vie ont fait de lui une star internationale. Il occupe une place toute particulière dans le cœur des supporters de Manchester United. Ken Loach, anglais donc amoureux de football, n’a pas résisté au plaisir de filmer cette fable sociale dans laquelle un postier à la vie sentimentale désastreuse est « visité » par Eric Cantona himself pour l’aider à reprendre sa vie en main… Cantona dans son propre rôle est parfait. « I’m not a man. I’m Cantona ! »

Le Style

Le tennis et le vélo sont des univers que tout oppose. D'un côté, un sport de classe qu'on pratique tout de blanc vêtu sur des gazons tondus de frais, de l'autre un sport de forçats aux visages grimaçants qui invite aux hurlements et aux tapes dans le dos. Seule la littérature peut relier les deux. C'est ce qu'elle fait et ces deux recueils, salués avec admiration par la critique, sont à lire qu'on aime le sport ou pas. Question d'élégance et de style.

Forcenés

L’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. »

Dictionnaire amoureux du cheval

Ancien journaliste à Libération, biographe officiel d’Ourasi, prix Médicis 1998 pour "Le Loup Mongol", rien n'est plus facile que de jouer au portrait chinois avec Homeric. Quand arrive la question "Si c'était un animal?", la réponse coule de source: "Un cheval!". Et là, foin du jeu car Homeric est bel et bien un canasson, de trait, de reproduction, de course, de trot ou de galop, il n'est pas bégueule, il prend tous les aspects équins. Homeric ne murmure pas à l'oreille des chevaux, il sent cheval, il respire cheval. Il en est le frère, le plus bel et talentueux ami.

De l’art de prendre la balle au bond

"De l'art de prendre la balle au bond", sous-titré «Précis de mécanique gestuelle et spirituelle», est un bijou d'humour, d'ironie et de délicatesse. Il y est question de toucher, de trucs, de tricheurs, de flâneries, de snobs, de course à la comitarde, de conquête de Sandra seulement par le verbe, de joueurs qui s'insultent eux-mêmes, de gagneurs teigneux inenseignables , de courte persistance rétinienne mimétique, et même, le croirez-vous, de tennis, de squash et de jeu de paume, toutes disciplines dont il est depuis son plus jeune âge l'exaspérant champion en titre... » Pierre Assouline (Nouvel Observateur – 2007)

  Livre doc
De l'art de prendre la balle au bond
Auteur: Grozdanovitch, Denis (1946-....)
Edition: Points
Collection: Points

Les amoureux

Il existe des fans, des exégètes, des amateurs éclairés dans tous les sports. Les amoureux sont plus rares. Ils aiment tout. Les bons et les mauvais côtés, les performances qui brillent et les destins fracassés, les jours de pluie comme les terrains lourds. La distance du dictionnaire leur va bien. Elle leur permet de développer leur sujet sous tous les angles en prenant le temps de s’arrêter plus longuement sur un point ou sur un autre. Comme ces deux là ont été bercés par la fée Talent, on se surprend à trouver de l’intérêt à des sujets dont on ignorait tout un quart d’heure plus tôt, à tourner les pages dans un sens, puis dans un autre avant de recommencer par le milieu.

Dictionnaire amoureux du rugby

Le plus toulonnais des amateurs de rugby. Ancien joueur international et ancien entraîneur, Daniel Herrero est un des meilleurs connaisseurs de la chose ovale et, sans conteste possible, un de ces meilleurs hérauts. Avé l’accen’

  Livre doc
Dictionnaire amoureux du rugby
Auteur: Herrero, Daniel (1948-....)
Edition: Plon
Collection: Dictionnaire amoureux

Dictionnaire amoureux du cheval

Ancien journaliste à Libération, biographe officiel d’Ourasi, prix Médicis 1998 pour "Le Loup Mongol", rien n'est plus facile que de jouer au portrait chinois avec Homeric. Quand arrive la question "Si c'était un animal?", la réponse coule de source: "Un cheval!". Et là, foin du jeu car Homeric est bel et bien un canasson, de trait, de reproduction, de course, de trot ou de galop, il n'est pas bégueule, il prend tous les aspects équins. Homeric ne murmure pas à l'oreille des chevaux, il sent cheval, il respire cheval. Il en est le frère, le plus bel et talentueux ami.

Les Géants

Dans tous les sports planent les ombres de géants sous lesquelles les humbles suent des larmes et du sang. Le rayonnement de ces personnages ne se mesure pas uniquement à leur palmarès. Certes ils ont tout gagner, mais d’autres aussi dont on peine aujourd’hui à se rappeler le nom ou les exploits. Anquetil est un monument national. Sur les circuits du monde entier Ayrton Senna est une icône dont, jusqu’à présent, personne n’a fait pâlir l’éclat. Deux sports, deux époques, deux destins qui brillent d’une lumière astrale.

Anquetil tout seul

J'avais dix ans, j'étais petit, brun et rond ; il était grand, blond et mince et je voulais être lui. Je voulais son vélo, son allure, sa nonchalance, son élégance. J'avais trouvé en même temps mon modèle et mon contraire. Jacques Anquetil a traversé mon enfance cycliste comme une majestueuse caravelle. Il était le plus beau cycliste possible. Je l'ai suivi, je l'ai admiré sans jamais chercher à le comprendre, ajoutant du mystère à son mystère. Il avait l'âme complexe, ses motivations étaient contradictoires, son élégance tranchait dans le peloton, sa vie de château sentait le parfum et la poudre. Bien plus tard, parce que mon admiration ne s'est jamais éteinte, l'idée me vint de lui tirer le portrait. Mais ce cycliste de génie aimait-il vraiment le vélo ? (Présentation par l’auteur)

Ayrton Senna

Rarement fut une amitié plus franche et sincère, dénuée d'arrières pensées que celle qui unit pendant près de dix ans le journaliste Lionel Froissart et le génie absolu de la course automobile, le Brésilien Ayrton Senna. Dans cette complicité sans faille, c'est un peu Froissart qui montait dans le baquet quant Senna y prenait place. Ayrton est mort, le 1er mai 1994, devant Lionel qui, ici, fait plus que lui rendre hommage: il fait revivre celui qui a marqué son sport d'une empreinte telle qu'il n'a toujours pas trouvé de réel successeur.

Les généralistes

Joies, douleurs, victoires, défaites, règles, tricheries, argent, valeurs… le sport est un prisme à travers lequel on peut lire le monde qui nous entoure. Chroniques, articles, tennis, boxe, football, tour de France, jeux Olympiques… Pour ces auteurs, le sport est un prétexte à raconter avec brio, humour, nostalgie, passion, des histoires avant tout profondément humaines. Les images de Raymond Depardon rappellent aussi un temps où les jeux olympiques offraient une tribune sans égale pour donner un rayonnement exceptionnel à des causes politiques de toutes natures.

Le muscle et la plume

Connu avant tout pour ses chroniques cyclistes, Blondin était un généraliste qui a couvert quasiment toutes les disciplines, tous les évènements, avec un talent immense (Pierre Assouline dit de Blondin qu’il était un des plus grands écrivains de sa génération) et une passion présente derrière chacune de ses phrases.

  Livre doc
Antoine Blondin
Auteur: Blondin, Antoine (1922-1991)
Edition: "L'Equipe"

J.O.

Raymond Depardon a couvert près d’une dizaine d’olympiades. Les photos des jeux qui ouvrent cet ouvrage sont prises à Tokyo en 1964, les dernières l’ont été à Moscou en 1980. En ces temps reculés les images étaient en noir et blanc, cadrées avec précision, envoyées par avion et publiées après que les pellicules aient été développées dans des chambres noires. Ces photos racontent des exploits sportifs, des joies et des souffrances individuelles mais également des histoires de pays riches et de pays pauvres, de guerre froide, de ségrégation, de luttes armées. Comme il le dit lui même : « Je me suis aperçu que je n’ai jamais arrêté de faire des photos politiques… »

Articles de sport

Rien de ce qui est sportif n'est étranger à Jacques Perret. Cycliste de naissance, il a suivi, depuis 1937, une bonne douzaine de Tours de France, célébrant, en 1958, "l'héroïque innocence du vélo dans un monde ravagé par le pétrole où il n'est question que d'Irak et de Jordanie ". Inconditionnel du rugby, " ce ballon à deux bouts ", il ne dédaigne pas pour autant les footballeurs " qui ont tant d'esprit dans les pieds " raffole de la boxe, du tennis, du fleuret... Mais que souffle une petite brise, et il renoncera aux exercices de terre ferme pour hisser la grand-voile. (Présentation de l’éditeur)

Round 1

Aucun sport ne fascine autant que la boxe. Aux Etats-Unis plus qu’ailleurs où au moins un écrivain par génération monte sur le ring pour en découdre avec la littérature. Et quelle que soit la catégorie de l’écrivain c’est lui qui lève les bras en vainqueur. Même quand il s’appelle Miles Davis.

Le combat du siècle

Quand Norman Mailer, un des plus grands écrivains contemporains, est envoyé à Kinshasa pour couvrir ce qu’on annonce alors comme le combat du siècle entre George Forman et Muhamed Ali, les éléments sont réunis pour un grand morceau de littérature sportive. On aura droit à un grand moment de littérature tout court. Une œuvre de référence sur le combat et sa dramaturgie.

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