Connexion

logomamediateque2

Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

King parano

5 thèmes | 17 oeuvres
En 1977, Stephen King terrorisait la planète avec "Shining", son troisième roman, dont les images n’ont jamais tout à fait disparu de nos cerveaux. L’adaptation de Kubrick y est sans doute pour quelque chose... Son film a occasionné un nombre considérable de théories, parfois rocambolesques, qui montrent combien la parano, poussée à son paroxysme, peut enfanter des monstres. Plus de trente-cinq ans plus tard, King revient avec "Docteur Sleep", une suite qui permet de vérifier que le maître de l’horreur n’a rien perdu de son pouvoir pour créer la psychose. L’occasion d’un parcours 100% parano...

Entre les arts et les sciences humaines

Comme la psychanalyse, les arts ont toujours tendu vers l’abstraction et mis en scène des choses secrètes pour « dire simplement des choses complexes ». De Dalí à Rothko, de Breton à Artaud, de Pynchon à King, Burroughs, Hitchcock, Welles, Cronenberg, Lynch, Kubrick... Ils ont tous suivi l’expérience de René Char pour sonder les strates secrètes de la condition humaine : « L’impossible nous ne l'atteignons pas, mais il nous sert de lanterne. »

Docteur Sleep

Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi... Hanté par l'idée qu'il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n'a jamais pu oublier le cauchemar de l'hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep ». La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d'un « "shining" » phénoménal, va réveiller les démons de Dan... Trente-trois ans après la sortie de son roman phare, le maître Stephen King retrouve l'univers de "Shining" avec ce "Docteur Sleep" qui remue les fantômes de l’hôtel Overlook.

  Livre Fiction
Docteur Sleep
Auteur: King, Stephen (1947-....)
Edition: A. Michel

Mémoires d’un névropathe

Président de chambre à la cour d’appel de Dresde, Daniel Paul Schreber, en proie à de nombreuses hallucinations, est diagnostiqué dément paranoïde, suspendu de ses fonctions et placé dans une clinique spécialisée pour malades mentaux. En 1900, après un procès, il obtient de pouvoir sortir librement de l’asile et de publier ses Mémoires, intitulés "Mémoires d’un névropathe", qui exposent en détail son délire de persécution. Les Mémoires de Schreber feront l’objet de nombreuses interprétations plus ou moins discordantes de Freud, Lacan, Deleuze et Guattari notamment. Daniel Paul Schreber est devenu le patient le plus célèbre de l'histoire de la psychiatrie et il ne s'est guère élaboré de théorie sur la psychose qui ne fasse référence à son œuvre.

Moby Dick

Attiré par la mer et le large, Ismaël décide d’embarquer sur un baleinier commandé par le capitaine Achab. Le jeune homme se rend vite compte que le bateau ne chasse pas uniquement pour alimenter le marché de la baleine : Achab recherche Moby Dick, un cachalot blanc particulièrement féroce, qui lui a arraché une jambe par le passé. Achab a juré de se venger... Un roman d’aventure qui est aussi le récit d’un commandant maudit, Achab, prisonnier de son délire obsessionnel de traque, tantôt chasseur tantôt persécuté, tantôt mégalo tantôt parano.

De la psychose paranoïaque

dans ses rapports avec la personnalité
Au début des années 1930, Lacan étudie le cas d’une patiente qu'il fait connaître sous le nom d'Aimée. Celle-ci avait été internée suite à une tentative d'assassinat à l'arme blanche sur une actrice de théâtre qui, selon Aimée, menaçait la vie de son fils. Utilisant des concepts psychanalytiques, Lacan montre que la malade développe un délire de persécution, une « paranoïa d'autopunition » et que le geste criminel d’Aimée est tout aussi bien dirigé contre elle-même : en satisfaisant son sentiment de culpabilité, l’acte vaut comme une punition et entraîne une amélioration des troubles de la patiente.

Génies torturés

Philip K. Dick, Brian Wilson et Kurt Cobain avaient un point commun : ils partageaient une anxiété due à l’absorption massive de drogues doublée d’une perte de contact progressive avec la réalité à mesure que la pression du succès s’accentuait. Des génies torturés en proie à de longues phases de dépression et à de fréquents épisodes paranoïaques...

The Smile Sessions

Depuis la fin de l'année 1966, Brian Wilson travaille, en collaboration avec son ami parolier Van Dyke Parks, à un ambitieux projet d’album voulu comme « une symphonie adolescente adressée à Dieu ». Mais rapidement, Brian connaît de nombreux problèmes relationnels avec les membres du groupe, auxquels viennent s’ajouter ses problèmes de dépression et de toxicomanie. Cloîtré dans son lit, paranoïaque et devenu obèse, Brian Wilson ne participera plus que de manière sporadique aux Beach Boys. L’album sera finalement exhumé après plus de quarante ans de purgatoire en 2011.

Nevermind

En 1991, alors que Nirvana entame la tournée de promotion de l’album "Nevermind", Kurt Cobain est déjà fragile, introverti et héroïnomane, et l’invraisemblable pression qui accompagnera le succès mondial de l’album ne va pas arranger les choses : Cobain, qui exècre son statut de rock star, augmente sa consommation d’héroïne et développe un mal de vivre et des troubles paranoïaques aggravés. « Le fait que tu sois paranoïaque ne signifie pas qu'ils ne sont pas après toi », chante-t-il dans "Territorial Pissings".

Le Dieu venu du centaure

Pour réussir à soutenir un rythme de travail rapide, Philip K. Dick prend des amphétamines qui le plongent dans des états de dépression terribles. Il se sent traqué, épié. « Un jour comme je marchais tranquillement sur la petite route menant à ma cabane, en me faisant une fête de ces huit heures d'écriture dans l'isolement le plus complet, j'ai levé les yeux vers le ciel et j'ai vu un visage... et il n'était pas humain. C'était la face du mal absolu... Gigantesque, il emplissait un quart du ciel. Il arborait des fentes aveugles à la place des yeux ; il était tout en métal, il était cruel et, pire que tout, il était Dieu. » Ce visage le hantera longtemps, et sera l'inspiration principale du "Dieu venu du centaure" qu’il écrira peu après.

La théorie du complot

Bien sûr, les conspirations remontent au moins à l’Antiquité (la trahison de Brutus !) mais l’assassinat de JFK et le Watergate ont remis la théorie du complot sur le devant de la scène. Les scénaristes adeptes des «" conspiracy theories "» ont dès lors eu leurs entrées à Hollywood, occasionnant une belle lignée de films signés Pakula, Frankenheimer, Pollack, Coppola, Stone, Soderbergh, Carpenter...

Invasion Los Angeles

En 1988, John Carpenter donne sa version de la théorie du complot avec, dans le rôle des tenants du capitalisme sauvage, des aliens cupides et sans scrupules qui s’emploient à endormir une population devenue complètement apathique et manipulable à grands coups de slogans invisibles (« "Sleep" », « "Don’t think" », « "Obey" », etc.). La critique du capitalisme US peut prêter à sourire mais ce Carpenter reste un excellent film d’action qui n’est pas sans évoquer les films SF et autres B "movies" des années cinquante et soixante.

Un crime dans la tête

De retour de la guerre de Corée, des survivants affirment devoir leur vie au courage du sergent Raymond Shaw. Alors que ce dernier est décoré pour ses faits d’armes, un membre de sa patrouille, le capitaine Bennett Marco (Frank Sinatra) fait toujours le même cauchemar : une séance d'hypnose collective où Raymond Shaw occupe une place centrale… Il comprend bientôt que Shaw a subi un lavage de cerveau afin d’assassiner le futur président des États-Unis. Tourné en 1962, au cœur de la guerre froide, "Un crime dans la tête" annonce la vague des grands thrillers politiques paranoïaques qui suivront, avec un sens de l’Histoire quasi prophétique un an avant l’assassinat de JFK.

Les Confessions

À la fin de sa vie, Rousseau est en proie à de violentes bouffées paranoïaques, persuadé qu’un complot se fomente autour de lui. Il faut dire à sa décharge qu’il est alors victime d’attaques bien réelles de la part des gens de lettres (Voltaire notamment) qui lui reprochent d’avoir écrit un traité d’éducation alors qu’il est soupçonné d’avoir abandonné ses cinq enfants. En 1765, peu après que sa maison de Môtiers a été lapidée, il entreprend de se raconter et de se justifier contre ses ennemis invisibles dans "Les Confessions" : « Je veux confesser ma vie, dire qui je suis, je prônerai mon innocence... »

Sous surveillance

En révélant les pratiques d’espionnage de la NSA via le système de surveillance électronique Prism, Edward Snowden a donné des allures prophétiques à "1984", le roman de George Orwell. La société de surveillance, le fichage systématique des individus ou encore l’eugénisme fascinent autant qu’ils effraient et ont donné lieu à de nombreuses œuvres d’anticipation et de SF aujourd’hui en prise directe avec la réalité : du "Meilleur des mondes" d’Aldous Huxley à "Brazil" de Terry Gilliam, de "Conversation secrète" de Francis Ford Coppola à "Welcome to Gattaca" d’Andrew Niccol... Bienvenue dans le XXIème siècle !

Le Locataire

Trelkovsky, un homme timide et réservé, visite un appartement vacant pour le louer. Lors de la visite, la concierge lui apprend que l'ancienne locataire, qui s’est jetée par la fenêtre de l'appartement, est dans le coma. Lorsque celle-ci décède, il emménage et s'aperçoit bientôt que ses voisins ont un comportement étrange, voire franchement hostile, à son encontre. La théorie du complot fait son chemin dans l’esprit de Trelkovsky... En 1976, Polanski revient à ses obsessions avec "Le Locataire", un huis clos mental et délétère sur la paranoïa, la peur de l’autre, l’isolement, sur une adaptation d’un roman de Topor.

  Dvd Fiction
Le Locataire
Auteur: Polanski, Roman (1933-....)
Edition: Paramount Pictures

Le Dieu venu du centaure

Pour réussir à soutenir un rythme de travail rapide, Philip K. Dick prend des amphétamines qui le plongent dans des états de dépression terribles. Il se sent traqué, épié. « Un jour comme je marchais tranquillement sur la petite route menant à ma cabane, en me faisant une fête de ces huit heures d'écriture dans l'isolement le plus complet, j'ai levé les yeux vers le ciel et j'ai vu un visage... et il n'était pas humain. C'était la face du mal absolu... Gigantesque, il emplissait un quart du ciel. Il arborait des fentes aveugles à la place des yeux ; il était tout en métal, il était cruel et, pire que tout, il était Dieu. » Ce visage le hantera longtemps, et sera l'inspiration principale du "Dieu venu du centaure" qu’il écrira peu après.

Conversation secrète

Harry Caul (Gene Hackman), grand spécialiste de la filature, est engagé dans une mission pour suivre un jeune couple et enregistrer leurs conversations. Une fois sa mission accomplie, il découvre en écoutant son enregistrement que les jeunes gens courent un danger mortel. Doit-il agir ou rester en retrait ? Peu après le triomphe du "Parrain", Coppola tourne "Conversation secrète", un grand thriller d’espionnage doublé d’une méditation sur la paranoïa, la surveillance, la solitude et le pouvoir. Un film tourné en pleine crise du Wartergate et couronné par la Palme d’or au Festival de Cannes en 1974.

Un espace mental

D’Homère à Franz Kafka, d’Alfred Hitchcock à David Lynch, de Stanley Kubrick à Roman Polanski, d’Edward Hopper à Francis Bacon, de Man Ray à Robert Frank... En littérature comme au cinéma, en peinture comme en photographie, l’espace physique absorbe et projette parfois un entrelacs de névroses et d’obsessions qui s’impriment directement dans le cerveau du spectateur.

Le Terrier

Écrit à Berlin fin 1923, six mois avant la mort de son auteur, "Le Terrier" plonge dans les pensées d’un petit animal déterminé à se construire une demeure parfaite dans la forêt, dissimulé sous une fine pellicule de mousse, « aussi bien protégé qu’il est possible de l’être en ce monde ». Un terrier inviolable qui s’avère être un château intérieur, un espace mental qui en dit plus long sur la complexité psychique du narrateur que sur la réelle hostilité du monde extérieur.

Le Locataire

Trelkovsky, un homme timide et réservé, visite un appartement vacant pour le louer. Lors de la visite, la concierge lui apprend que l'ancienne locataire, qui s’est jetée par la fenêtre de l'appartement, est dans le coma. Lorsque celle-ci décède, il emménage et s'aperçoit bientôt que ses voisins ont un comportement étrange, voire franchement hostile, à son encontre. La théorie du complot fait son chemin dans l’esprit de Trelkovsky... En 1976, Polanski revient à ses obsessions avec "Le Locataire", un huis clos mental et délétère sur la paranoïa, la peur de l’autre, l’isolement, sur une adaptation d’un roman de Topor.

  Dvd Fiction
Le Locataire
Auteur: Polanski, Roman (1933-....)
Edition: Paramount Pictures

Le Meilleur des mondes

Dans l’État mondial, les fœtus sont clonés en fonction du rôle qu’on leur assigne. Si les futurs Alphas, tenants de la caste des élites, reçoivent davantage de sang et d’oxygène que les autres citoyens, on veille en revanche à ne pas développer les facultés intellectuelles des classes laborieuses et surtout à ce qu’elles ne se mélangent pas aux autres. Quant aux marginaux, ils sont purement et simplement parqués à l’abri des regards. Dans ce monde conditionné pour museler les passions et les interrogations, le bonheur est conçu pour tolérer les servitudes et la dictature a toutes les apparences d’une démocratie. La liberté a disparue, le doute a disparu, mais le bonheur est partout !

Room 237

Dans son adaptation du "Shining" de Stephen King, Kubrick créait un espace mental où les labyrinthes, les miroirs, les couloirs sans fin et les motifs géométriques matérialisaient la vie intérieure du personnage de Jack et participaient de la machinerie paranoïaque qui le conduirait immanquablement à l’explosion de violence... Le documentaire "Room 237" aborde les mille et une interprétations et théories faites autour d’un film devenu à la fois objet de fascination et d’exégèse. Passionnant et... troublant.

logo departement

Notre newsletter

MDDS - Médiathèque des Deux-Sèvres

298, Route de Coulonges

79000 Niort

Tél. : 05 49 26 28 20

 

28, rue des Epinettes

79100 Thouars

Tél : 05 49 66 09 60