Connexion

logomamediateque2

Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

La philosophie ou l’art du paradoxe

6 thèmes | 20 oeuvres
Les épreuves du Bac philo se dérouleront le 16 juin... en pleine coupe du monde de foot ! Pour ne pas, ce jour là, vous emmêler les lacets, nous vous invitons à prendre de l’avance dans vos révisions (parce que vous ne partagez pas les angoisses de vos enfants ?) en vous replongeant dans L’art du paradoxe, que nous vous avions proposé il y a quelques temps. Ça ne peut pas faire de mal. A la tête peut-être ?

Quel est le meilleur moyen d’aborder la philosophie ? Si l’on en croit Aristote, l’étonnement est à l’origine de la philosophie. Quoi de plus étonnant qu’un paradoxe ? Plus qu’une simple technique d’argumentation ou qu’un brillant exercice de style, il formule des contradictions et exige des clarifications. À chaque fois, il signale une incohérence tout en ramenant la pensée à ses conditions d’apparition. Alors que les lycéens planchent sur le bac de philo, petite promenade philosophique...

L’énigme et l’émergence de la philosophie

Au IVème siècle av. J.-C., quand Platon invente ce que l’on appelle la « philosophie », il cherche, semble-t-il, à élaborer une méthode pour retrouver quelque chose qui a été perdu : la sagesse. Mais on pourrait aussi considérer que cette démarche « nostalgique » est plutôt un renversement – une tentative pour dompter l’agôn (le goût pour la joute) des penseurs qui le précèdent et dont les héritiers, contemporains de Socrate, ne sont autres que les sophistes, ces experts en paradoxes.

La Naissance de la philosophie

Dans une analyse aussi ramassée que profonde, Giorgio Colli tente de reconstruire l’origine de la sagesse. Il souligne notamment le rôle primordial que la notion d’énigme a joué dans l’avènement de la pensée grecque et brosse ainsi un tableau audacieux d’une raison qui s’enracine dans la folie, la cruauté et le défi, autant d’éléments qui caractérisent le type de divination jadis pratiquée à Delphes.

Qu'est-ce qu'un paradoxe ?

Ce petit livre de synthèse fournit une vue d’ensemble des problèmes célèbres qui ont émaillé l’histoire de la philosophie de l’Antiquité à nos jours : du paradoxe de Zénon à celui de Russell, en passant par « l’argument dominateur » de Diodore ou « l’âne de Buridan ». Il sera utile à tous ceux qui veulent savoir si, comme Épiménide le Crétois l’affirme, tous les Crétois sont des menteurs (paradoxe du menteur).

Fictions

Borges n’a jamais caché sa passion pour les formules tortueuses de Zénon. Ce recueil de nouvelles, paru en 1944, ressemble à une compilation de vieux problèmes, d’anciennes paraboles, d’énigmes immémoriales ou de gageures philosophiques... Le premier texte, « Tlön, Uqbar, Orbis Tertius », semble d’ailleurs donner la clé de l’écriture facétieuse de l’écrivain argentin : « Les métaphysiciens de Tlön ne cherchent pas la vérité, ni même la vraisemblance, ils cherchent l'étonnement. Ils jugent que la métaphysique est une branche de la littérature fantastique. »

Le dédale de la répétition

À l’âge moderne, Nietzsche élabore la thèse de « l’éternel retour » pour échapper au sentiment que l’existence n’a pas de sens. Si nous sommes condamnés à la répétition, nous devons mener notre vie de telle manière qu’elle vaille la peine d’être revécue. La pensée paradoxale serait-elle l’antidote au supplice de Sisyphe ?

Fictions

Borges n’a jamais caché sa passion pour les formules tortueuses de Zénon. Ce recueil de nouvelles, paru en 1944, ressemble à une compilation de vieux problèmes, d’anciennes paraboles, d’énigmes immémoriales ou de gageures philosophiques... Le premier texte, « Tlön, Uqbar, Orbis Tertius », semble d’ailleurs donner la clé de l’écriture facétieuse de l’écrivain argentin : « Les métaphysiciens de Tlön ne cherchent pas la vérité, ni même la vraisemblance, ils cherchent l'étonnement. Ils jugent que la métaphysique est une branche de la littérature fantastique. »

Ouvre les yeux

Ce véritable film labyrinthe, dominé par les "flash-back", les équivoques et les fausses pistes, exploite un argument classique de la philosophie (la différence entre le rêve et l’état de veille) à la manière du dilemme de Tchouang-Tseu et du papillon : est-ce l’homme défiguré qui rêve qu’il est un playboy ou le playboy qui rêve qu’il est un homme défiguré ?

L’Image survivante

Histoire de l’art et temps des fantômes selon Aby Warburg. Dans ce maître-livre consacré au génial Aby Warburg et à sa théorie de la « survivance » (la réapparition de certains gestes de la statuaire antique dans l’art de la Renaissance), Didi-Huberman déploie un riche panorama des sources et des prolongements de cette notion – de Burckhardt à Freud, de Goethe à Binswanger. Cette description de la nature fantomatique et revenante des images est en particulier l’occasion d’une interprétation renouvelée de « l’éternel retour » nietzschéen : non pas un grand cercle, mais un ensemble irrégulier de rebonds...

L’homme des hautes plaines

Un étranger (Duncan) débarque à Lago et accepte de défendre le bourg contre des hors-la-loi qui le menacent. Mais il en profite pour faire régner sa loi et finit par obliger les habitants à repeindre toute la ville en rouge et à la rebaptiser « Hell ». Quelle est la meilleure raison de revenir du monde des morts ? Cette version noire du western spaghetti, sorte de variante lugubre de l’Éternel Retour de Nietzsche ou de la « survivance » selon Warburg, nous donne la réponse : la vengeance.

Le malin génie et les affres du doute

La remise en question du modèle aristotélicien (la théorie selon laquelle la terre est immobile, au centre de l’univers) par Galilée a ouvert la voie au doute le plus radical. C’est dans le contexte du scepticisme le plus triomphant que Descartes a imaginé l’hypothèse du « malin génie ». En 1981, le philosophe américain Hilary Putnam a donné une nouvelle version de cette expérience de pensée (« le cerveau dans une cuve ») qui a notamment inspiré le film "Matrix".

Méditations métaphysiques

Alors que la pensée baroque multiplie les paradoxes comme pour répondre à l’instabilité du monde, Descartes cherche à trouver un fondement solide à la connaissance. Dans la « Première méditation », il passe en revue une série d’arguments (la folie, le rêve...) en faveur du doute. Cet examen culmine avec l’hypothèse du « malin génie » : nos certitudes les plus établies seraient en fait l’œuvre d’une entité trompeuse. "Cogito ergo sum".

Ubik

L’auteur lui-même ne serait-il pas un malin génie ? Comme dans les romans frénétiques où les auteurs semblent prendre un plaisir sadique à torturer leurs héros, Dick n’a jamais été aussi cruel avec ses personnages qu’en les précipitant dans un univers où s’accumulent les niveaux de réalité, les univers parallèles et les retournements de situation. Dick remplace le doute par une esthétique hallucinatoire et transforme l’expérience de pensée de Descartes en véritable "trip" ... "Je suis vivant et vous êtes morts."

Ouvre les yeux

Ce véritable film labyrinthe, dominé par les "flash-back", les équivoques et les fausses pistes, exploite un argument classique de la philosophie (la différence entre le rêve et l’état de veille) à la manière du dilemme de Tchouang-Tseu et du papillon : est-ce l’homme défiguré qui rêve qu’il est un playboy ou le playboy qui rêve qu’il est un homme défiguré ?

Représentations de l’ambiguïté

Cube de Necker, escalier de Schröder, triangle de Penrose, ruban de Möbius, bouteille de Klein... La liste des figures ambiguës, des objets impossibles et autres illusions d’optique est aussi riche que celle des paradoxes logiques. On y retrouve le même genre de procédés qui visent à interroger, par le biais de l’absurde, la représentation que l’on se fait de la réalité.

Les Mots et les Choses

Cet ouvrage consacré aux transformations de la façon de concevoir le monde commence par une analyse minutieuse d’une œuvre du peintre baroque espagnol Diego Velazquez, "Les Ménines". Pour Foucault, cette toile est caractéristique de l’âge de la représentation et marque le début de la crise de la modernité : la mise en abyme de l’artiste en train de peindre et le miroir qui ouvre sur l’extérieur du tableau mettent en scène la fameuse disparition du sujet et libèrent ainsi la représentation de toute attache...

Le Miroir magique de M.C. Escher

Héritier des « perspecteurs » de la Renaissance, l’artiste hollandais M.C. Escher a composé une œuvre dans laquelle il a exploré tous les registres des images paradoxales et des perspectives curieuses – que ce soient la mise en abyme dans "Mains se dessinant", le pavage dans "Jour et Nuit", les figures impossibles dans "Belvédère", "Chute d’eau" et "Du haut en bas des escaliers" ou les effets de perspective dans "En bas et en haut", "Un autre monde" et "Relativité". Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre !

Blow-Up

Cette allégorie glacée du Swinging London, composée par Antonioni en 1966, déplace subtilement les frontières entre le réel et la fiction. Dans un parc, Thomas, un photographe de mode blasé, photographie un couple et s’aperçoit après coup qu’il a peut-être assisté à un crime. Il agrandit les clichés pour s’en assurer, mais il ne voit qu’un amas de taches informes. Cette ambiguïté de la vision deviendra d’ailleurs un des ressorts des films policiers italiens de la fin des années soixante et des années soixante-dix, en particulier "Profondo Rosso" (1975) de Dario Argento.

Rhétorique du vertige : le baroque

Le XVIème siècle est marqué par une transformation brutale, à la fois politique (le sac de Rome en 1527, les progrès du protestantisme) et esthétique (la décadence des idéaux artistiques de la Renaissance). Le baroque apparaît à la fois comme l’expression de cette crise et la tentative de la résoudre. Le paradoxe s’étend alors à l’ensemble de la pensée qui multiplie métaphores et mots d’esprit, comme pour rivaliser en complexité avec le monde.

L’Homme de cour

Dans ce manuel de savoir-vivre qui condense et développe ses ouvrages précédents, le moraliste espagnol opère un renversement étourdissant : il privilégie le paraître aux dépens de l’être. À coups d’ellipses et d’antithèses, son écriture baroque tisse un éloge flamboyant de l’apparence qu’il destine au « héros » plongé dans un monde incertain. Schopenhauer, Nietzsche et Debord ne s’y sont pas trompés quand ils en ont fait l’un de leurs livres de chevet.

L’Offrande musicale

Ce sommet de virtuosité polyphonique est né d’un défi proposé à Bach par le roi Frédéric II de Prusse. En 1747, lors de la visite du musicien à sa cour, le souverain lui demande d’improviser à partir d’un thème qu’il lui joue à la flûte. Les canons qui composent l’œuvre se présentent comme autant d’énigmes et épuisent systématiquement toutes les possibilités offertes par le thème initial. Le premier est même un véritable palindrome musical qui peut se jouer dans les deux sens ou en même temps à l’endroit et à l’envers.

Les Mots et les Choses

Cet ouvrage consacré aux transformations de la façon de concevoir le monde commence par une analyse minutieuse d’une œuvre du peintre baroque espagnol Diego Velazquez, "Les Ménines". Pour Foucault, cette toile est caractéristique de l’âge de la représentation et marque le début de la crise de la modernité : la mise en abyme de l’artiste en train de peindre et le miroir qui ouvre sur l’extérieur du tableau mettent en scène la fameuse disparition du sujet et libèrent ainsi la représentation de toute attache...

Zénon, Achille et la tortue

Comme dans les contes, l’univers des paradoxes est peuplé de créatures étranges. Ses plus célèbres héros restent néanmoins Achille et la tortue. Aristote résume ainsi cet argument inventé par Zénon d’Élée au Vème siècle av. J.-C. : « Le plus lent à la course ne sera jamais rattrapé par le plus rapide, parce que le poursuivant doit arriver d’abord au point d’où s’est élancé le fuyard, de sorte que le plus lent a nécessairement toujours de l’avance. » (Physique, VI : 9, 239b15.)

Qu'est-ce qu'un paradoxe ?

Ce petit livre de synthèse fournit une vue d’ensemble des problèmes célèbres qui ont émaillé l’histoire de la philosophie de l’Antiquité à nos jours : du paradoxe de Zénon à celui de Russell, en passant par « l’argument dominateur » de Diodore ou « l’âne de Buridan ». Il sera utile à tous ceux qui veulent savoir si, comme Épiménide le Crétois l’affirme, tous les Crétois sont des menteurs (paradoxe du menteur).

Fictions

Borges n’a jamais caché sa passion pour les formules tortueuses de Zénon. Ce recueil de nouvelles, paru en 1944, ressemble à une compilation de vieux problèmes, d’anciennes paraboles, d’énigmes immémoriales ou de gageures philosophiques... Le premier texte, « Tlön, Uqbar, Orbis Tertius », semble d’ailleurs donner la clé de l’écriture facétieuse de l’écrivain argentin : « Les métaphysiciens de Tlön ne cherchent pas la vérité, ni même la vraisemblance, ils cherchent l'étonnement. Ils jugent que la métaphysique est une branche de la littérature fantastique. »

Le Château

Si l’on en croit Borges, ce roman inachevé, publié en 1926, doit beaucoup au fameux paradoxe de Zénon : « La forme que ce problème illustre est exactement celle du "Château", le mobile, la flèche et Achille sont les premiers personnages kafkaïens de la littérature. » (« Kafka et ses précurseurs ».) Le protagoniste principal, un arpenteur du nom de K., est un Achille moderne qui arrive dans un village et se retrouve aux prises avec un labyrinthe bureaucratique, un espace qui paraît tout aussi incommensurable que celui qui sépare le héros grec de la tortue : atteindra-t-il jamais le château ?

Le Prisonnier

Dans cette série mythique de 1967, un agent secret britannique démissionne sans explications. Au moment où il fait ses bagages, un gaz anesthésiant envahit la pièce. Il se réveille au Village, une charmante station balnéaire apparemment dirigée par Numéro 2. Cet étrange personnage explique au nouveau venu, rebaptisé Numéro 6, qu’il restera au Village tant qu’il ne révèlera pas les raisons de sa démission. Désormais, Numéro 6 n’aura de cesse de tenter de s’échapper. "Le Prisonnier" ressemble à une inversion du paradoxe de Zénon : ici, Achille a affaire à un lieu rigoureusement retranché et non plus à un espace impossible à parcourir...

logo departement

Notre newsletter

MDDS - Médiathèque des Deux-Sèvres

298, Route de Coulonges

79000 Niort

Tél. : 05 49 26 28 20

 

28, rue des Epinettes

79100 Thouars

Tél : 05 49 66 09 60