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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Le Polar selon Dennis Lehane

6 thèmes | 20 oeuvres
Trois ans après "Un pays à l’aube", les lecteurs de Dennis Lehane attendaient avec impatience le second volet de son ambitieuse trilogie. "Ils vivent la nuit", vaste épopée sur l’ascension d’un jeune truand - du braquage d’un tripot de Boston au contrôle du trafic de rhum en Floride - vient faire revivre l’époque haute en couleur de la Prohibition. Plongée dans le monde des gangsters, des "bootleggers" et du crime organisé, avec l’auteur de "Mystic River" et de "Shutter Island".

Années 1920-1930, une étape pour le polar

Durant les années vingt, le crime organisé fait une entrée fracassante dans un roman policier. Les gangsters hantent les pages du premier chef-d’œuvre de Dashiell Hammett ("La Moisson rouge") et Al Capone en personne devient quelques années plus tard le héros d’un des plus fameux romans de W. R. Burnett, "Le petit César". Le polar classique à énigme recule pour laisser la place à un roman noir plus proche de la réalité, et où les coups volent bas. Un genre entier confirme sa place dans la littérature.

Du polar

Expert en cinéma noir et en polar, éditeur de la prestigieuse collection Rivages Noir, François Guérif est l’un des plus grands spécialistes français du roman policier. Dans ce livre d’entretiens à bâtons rompus, truffé d’anecdotes et de souvenirs, il revient sur la genèse du genre (Sherlock Holmes, Agatha Christie), les premiers classiques du polar (Hammett, Chandler, Cain, Thompson), ses grands coups de cœur (Léo Malet, Manchette, Robin Cook, James Ellroy, James Lee Burke), et évidemment Dennis Lehane, dont il a publié tous les romans. Un précieux guide pour ne pas se perdre dans le noir.

  Livre doc
Du polar
Auteur: Guérif, François (1944-....)
Edition: Ed. Payot & Rivages
Collection: Manuels Payot

Shutter Island

Adapter "Shutter Island" au grand écran tenait de la gageure. Martin Scorsese relève le défi haut la main et transcende le roman. Œuvre obscure, symbolique et baroque, cette enquête ténébreuse dans un inquiétant hôpital psychiatrique, au cœur d’une île battue par les vents, illustre en effet toute la maîtrise romanesque (et toute la malice) d’un Dennis Lehane enchâssant habilement dans une parabole sur le maccarthysme une histoire du roman policier américain, du roman gothique au roman d’énigme, du roman criminel au roman noir. Un livre et un film à apprécier à plusieurs degrés.

La Moisson rouge

Dans une petite cité minière du Montana, Personville (véritable allégorie de l’Amérique de la Prohibition), le magnat de l’industrie locale, a passé une alliance avec la pègre pour mater toute contestation syndicale, mais se trouve débordé par les luttes entre des clans rivaux. Un privé, recruté par le fils du patron local, se retrouve alors vite à nettoyer la ville, seul contre tous, en montant les gangsters les uns contre les autres. En 1927, Dashiell Hammett signe avec cette "Moisson rouge" crépusculaire et violente, profondément ancrée dans la vie sociale, un des grands textes fondateurs du roman noir.

Années folles au bord du gouffre

Aux États-Unis comme à travers les grandes villes d’Europe, les Années folles (les « Roaring Twenties » comme on dit outre-Atlantique), veulent oublier la guerre, encore si proche. Et s’amuser. Dans les bars clandestins, où l’alcool plus ou moins frelaté coule à flot, comme dans les réceptions fastueuses que donne la grande bourgeoisie en place, le jazz donne le tempo à la fête. Les femmes s’émancipent. Le monde artistique et intellectuel bouillonne. Les gangsters s’affairent. Le krach de 1929 est loin. Encore que...

Boardwalk Empire - Saison 1

Atlantic City. Années vingt. En pleine Prohibition, Enoch « Nucky » Thompson (génialement incarné par Steve Buscemi) règne sur « le Las Vegas de la côte Est » et trempe jusqu’au cou dans le trafic d’alcool, que se disputent les gangsters de New York et de Chicago. Et tous les coups, y compris les plus tordus, sont permis. Inspiré d’un personnage réel (le gangster Enoch L. Johnson), la série "Boardwalk Empire" (dont Dennis Lehane signe le scénario de la saison 4) célèbre avec un faste baroque (et une méticuleuse reconstitution historique, appuyée par des décors à couper le souffle) une sanglante page d’histoire de l’Amérique.

Gatsby le Magnifique

Long Island. Années vingt. Jay Gatsby, aventurier mystérieux, beau ténébreux, flamboyant dandy, organise de somptueuses fêtes dans sa luxueuse propriété, suscitant mille folles rumeurs, brisant mille cœurs, sur un rythme de jazz, dans les vapeurs de l’alcool frelaté de la Prohibition... Le manifeste américain des Années folles, des années « bling bling », masquant mal, derrière l’ivresse des plaisirs immédiats, tout le tragique désenchantement d’une génération perdue, fonçant tête baissée vers le krach de 1929.

Ballads of Sacco & Vanzetti

« Cet été-là, au pénitencier de Charlestown, l’État prépara l’exécution de deux anarchistes célèbres ». Le héros d’"Ils vivent la nuit" est dans la même prison que Sacco et Vanzetti, la nuit de leur passage sur la chaise électrique, le 23 août 1927. Et l’événement fait grand bruit. Il sera longuement célébré par un des piliers du folk américain, Woody Guthrie, au fil d’une poignée de sublimes protest songs (dont certaines reprennent à la lettre des textes de Nicolas Sacco) qui feront le tour du pays. Des années plus tard, Joan Baez reprendra le flambeau et fera d’une ballade à Sacco et Vanzetti (« Here’s To You », 1971) un véritable hymne.

La Garçonne

Une jeune femme surprend son fiancé dans les bras d’une autre. Humiliée, révoltée, elle se venge de cet affront avec le premier venu, puis multiplie les expériences avec des femmes comme avec des hommes, souvent considérés comme des objets... En 1922, avec cet immense best-seller, qui lance la mode des coiffures courtes « à la garçonne », Victor Margeritte se fait l’écho d’un temps nouveau, marqué par l’émancipation de la femme, sur fond de jazz et des fragrances entêtantes du N°5 de Coco Chanel.

D’un trafic à l’autre

À la fin des années trente, force est de constater que la Prohibition a été un total échec. Les États ont eu un mal fou à se fédérer efficacement contre les "bootleggers". La fermeture des distilleries a accentué le chômage. Et surtout, le crime organisé s’est largement développé. La crise de 1929 sonnera le glas du Volstead Act (qui sera abrogé en 1933), laissant une pègre désœuvrée mais pleine d’appétit, à la recherche de nouveaux profits. Désormais, le trafic de drogue tiendra durablement et massivement le haut du pavé. On n’arrête pas le progrès.

Ils vivent la nuit

En 2008, l’auteur de "Mystic River" ou de "Shutter Island" change son fusil d’épaule et s’attaque à un ambitieux triptyque historique autour de la saga d’une famille d’origine irlandaise installée à Boston. Après un "Pays à l’aube", évoquant les troubles sociaux au lendemain de la Première Guerre mondiale, "Ils vivent la nuit" suit l’irrésistible et violente ascension d’un jeune gangster devenu, à la fin de la Prohibition, un des parrains du trafic de rhum en Floride. Un palpitant thriller et un formidable roman d’action, doublés d’une bouleversante histoire d’amour.

The Wire (Sur écoute)

Si la Prohibition des années vingt provoque l’explosion d’une certaine délinquance liée au gangstérisme, le trafic de drogue, qui tient aujourd’hui plus que jamais le haut du pavé, engendre bien sûr ses propres codes et sa propre criminalité. Traité de manière très réaliste, la formidable série américaine "The Wire" (où l’on retrouve au scénario des auteurs comme George Pelecanos ou Richard Price) retrace le quotidien des policiers des stups de Baltimore, leurs planques, leurs échecs, les pressions politiques qui pèsent sur leurs épaules, ainsi que la vie des dealers de la ville, caïds de la pègre ou simples jeunes revendeurs, dans un déprimant jeu du chat et de la souris.

Des Hommes sans loi

Depuis la conquête de l’Ouest, le scénario reste le même : l’Amérique est un Eldorado qui se prend à la force des fusils... Début des années trente. Au fin fond de la Virginie, trois frères produisent du whisky de maïs de contrebande, déchaînant la cupidité des notables locaux, d’une police corrompue et de bandes de gangsters rivales prêtes à mitrailler les campagnes pour asseoir leur suprématie sur de juteux marchés. Avec "Des Hommes sans loi", le réalisateur de "La Route" déroule la sanglante chronique d’une période âpre et extrêmement violente, enracinant un peu plus le film de gangsters (au même titre que le western, auquel ce film fait irrésistiblement penser) dans l’inconscient américain.

Flics et gangsters

Le développement rapide de la contrebande d’alcool et le formidable essor du banditisme durant les années vingt amènent vite les autorités à durcir le ton. Face aux Al Capone et autres Franck Nitti, de véritables commandos de choc s’imposent. Dans les grandes villes terrorisées par une pègre de mieux en mieux organisée et de plus en plus brutale, la police forme des équipes chargées de démanteler les distilleries clandestines. À Chicago, le célèbre Eliot Ness et ses fameux « Untouchables », les Incorruptibles, font la loi.

Miller’s Crossing

Quand les frères Coen s’emparent d’un genre cinématographique, on peut s’attendre à des surprises. Et ce film de gangsters en est le meilleur exemple. Dans une ville que l’on pourrait bien imaginer être Chicago (bien que certaines scènes aient été tournées à la Nouvelle-Orléans), "Miller’s Crossing" s’attache à démonter les intrigues tordues, les jeux d’alliances précaires, les complots et les guerres intestines de bandes rivales de gangsters, italiennes ou irlandaises, autour du trafic d’alcool de contrebande, en pleine Prohibition. Une œuvre singulière, pleine de clins d’œil aux films noirs ou aux classiques de la littérature policière, Hammett en tête.

Les Amants de la nuit

Après avoir braqué une banque avec deux complices, un jeune voleur se réfugie dans une ferme, où il rencontre une jeune fille dont il tombe éperdument amoureux. Les amants oublient un temps la précarité de leur situation. Mais les deux autres gangsters se rappellent vite à leur bon souvenir... Avec ce premier film (culte) sorti en 1949, le réalisateur de "La Fureur de vivre" ou de "Johnny Guitar" illustre, face à un monde brutal dominé par le crime, une impossible rédemption. Dennis Lehane s’en souviendra et ira jusqu’à emprunter à Nicholas Ray le titre de ce bouleversant film noir ("They Live by Night") au moment d’écrire "Ils vivent la nuit".

Les Incorruptibles

Inspiré des Mémoires d’Eliot Ness (publiés en 1957, et adaptés au petit écran peu de temps après), "Les Incorruptibles" retrace la lutte à mort que livre en 1930 la police de Chicago contre Al Capone, Frank Nitti et le syndicat du crime. En s’appuyant sur une grosse production et un casting fastueux (Kevin Costner, Sean Connery, Andy Garcia, et Robert de Niro en Capone brutal et buté), De Palma revisite à sa manière (franchement virtuose) le film de gangsters, à partir d’un de ses plus célèbres épisodes : la chute du roi de la pègre, trahi par son comptable !

L’Amérique au régime sec

En mettant officiellement l’Amérique au régime sec le 16 janvier 1920, le Volstead Act va durablement changer la vie quotidienne du pays. Les bouteilles (comme la nature, c’est bien connu) ayant horreur du vide, un immense trafic d’alcool s’organise à la vitesse grand V. L’apparition des "speakeasies", bars clandestins souvent couplés à des tripots, va alors faire le nid d’une nouvelle pègre, plus violente, mieux structurée, plus prospère.

Ils vivent la nuit

En 2008, l’auteur de "Mystic River" ou de "Shutter Island" change son fusil d’épaule et s’attaque à un ambitieux triptyque historique autour de la saga d’une famille d’origine irlandaise installée à Boston. Après un "Pays à l’aube", évoquant les troubles sociaux au lendemain de la Première Guerre mondiale, "Ils vivent la nuit" suit l’irrésistible et violente ascension d’un jeune gangster devenu, à la fin de la Prohibition, un des parrains du trafic de rhum en Floride. Un palpitant thriller et un formidable roman d’action, doublés d’une bouleversante histoire d’amour.

Complete Columbia Recordings

On la surnommait « l’Impératrice du blues », et elle affichait une vie souvent outrageuse, dans ce renouveau d’Harlem qui faisait swinguer tout Manhattan. Tout n’a pourtant pas été rose pour Bessie Smith, née en 1894 dans le plus grand dénuement, dans la ville minière de Chattanooga, et morte tragiquement 43 ans plus tard, sur la route de Memphis, dans un tristement banal accident d’auto faute d’être transportée à temps dans l’hôpital le plus proche, réservé aux blancs. Mais ses blues épais comme des verres de gnole ont fait résonner les murs sales des boui-bouis et déchiré le cœur des "bootleggers" de la Prohibition. Quatre-vingts ans avant Beyoncé, elle fut l’artiste noire la mieux payée de son époque, un véritable modèle pour ses très nombreuses héritières, et une femme écorchée vive, vulnérable et fragile.

Des Hommes sans loi

Depuis la conquête de l’Ouest, le scénario reste le même : l’Amérique est un Eldorado qui se prend à la force des fusils... Début des années trente. Au fin fond de la Virginie, trois frères produisent du whisky de maïs de contrebande, déchaînant la cupidité des notables locaux, d’une police corrompue et de bandes de gangsters rivales prêtes à mitrailler les campagnes pour asseoir leur suprématie sur de juteux marchés. Avec "Des Hommes sans loi", le réalisateur de "La Route" déroule la sanglante chronique d’une période âpre et extrêmement violente, enracinant un peu plus le film de gangsters (au même titre que le western, auquel ce film fait irrésistiblement penser) dans l’inconscient américain.

Le crime, pilier de l’histoire de l’Amérique

Depuis le début de la conquête de l’Ouest, l’histoire de l’Amérique s’est construite à coups de révolver. Un demi-siècle avant Al Capone, le gang James-Younger écumait déjà les banques du Missouri ou du Tennessee. Dans le sillage du western, le polar se confond souvent avec le roman historique « made in USA ». C’est le cas de la trilogie "Underworld USA" de James Ellroy. Ou d’"Ils vivent la nuit" de Dennis Lehane...

Ils vivent la nuit

En 2008, l’auteur de "Mystic River" ou de "Shutter Island" change son fusil d’épaule et s’attaque à un ambitieux triptyque historique autour de la saga d’une famille d’origine irlandaise installée à Boston. Après un "Pays à l’aube", évoquant les troubles sociaux au lendemain de la Première Guerre mondiale, "Ils vivent la nuit" suit l’irrésistible et violente ascension d’un jeune gangster devenu, à la fin de la Prohibition, un des parrains du trafic de rhum en Floride. Un palpitant thriller et un formidable roman d’action, doublés d’une bouleversante histoire d’amour.

Boardwalk Empire - Saison 1

Atlantic City. Années vingt. En pleine Prohibition, Enoch « Nucky » Thompson (génialement incarné par Steve Buscemi) règne sur « le Las Vegas de la côte Est » et trempe jusqu’au cou dans le trafic d’alcool, que se disputent les gangsters de New York et de Chicago. Et tous les coups, y compris les plus tordus, sont permis. Inspiré d’un personnage réel (le gangster Enoch L. Johnson), la série "Boardwalk Empire" (dont Dennis Lehane signe le scénario de la saison 4) célèbre avec un faste baroque (et une méticuleuse reconstitution historique, appuyée par des décors à couper le souffle) une sanglante page d’histoire de l’Amérique.

American Tabloid

« La véritable histoire de l’Amérique, c’est l’histoire du crime », affirme en substance James Ellroy dans le prologue d’"American Tabloid", premier volume d’une trilogie fleuve, complétée par "American Death Trip" et "Underworld USA". Dans ce thriller historique dense, reposant la plupart du temps de manière méticuleuse sur des faits réels, l’auteur du "Dahlia Noir", enfant terrible (et génie !) du roman noir américain, analyse les coulisses du pouvoir et ses rapports avec le crime, entre la fin des années cinquante et l’assassinat du président Kennedy, le 22 novembre 1963. À la frontière du polar et de l’histoire.

Les Incorruptibles

Inspiré des Mémoires d’Eliot Ness (publiés en 1957, et adaptés au petit écran peu de temps après), "Les Incorruptibles" retrace la lutte à mort que livre en 1930 la police de Chicago contre Al Capone, Frank Nitti et le syndicat du crime. En s’appuyant sur une grosse production et un casting fastueux (Kevin Costner, Sean Connery, Andy Garcia, et Robert de Niro en Capone brutal et buté), De Palma revisite à sa manière (franchement virtuose) le film de gangsters, à partir d’un de ses plus célèbres épisodes : la chute du roi de la pègre, trahi par son comptable !

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