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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

London calling

4 thèmes | 14 oeuvres
Né en 1876, cent ans après la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis, Jack London (de son vrai nom John Griffith Chaney) est devenu le symbole de l’écrivain aventurier qui, au tournant du XXe siècle, a puisé dans sa vie aventureuse pour en tirer une œuvre d’une cinquantaine de livres écrits en à peine vint-cinq ans. Ecrivain graphomane et engagé, l’auteur de "Croc-Blanc" et de "L’Appel de la forêt", écrivit également de nombreux textes sur les laissés-pour-compte du capitalisme. Epuisé par une vie vécue sans ménagement, il est mort à 40 ans le 22 novembre 1916.

Et au-dessus plane l’ombre de Jack

Il y a ceux qui témoignent à chaud et ceux qui inventent, qui brodent, qui brouillent les pistes entre fiction et réalité, font se rencontrer les personnages historiques et ceux auxquels ils donnent vie. Ces œuvres de fiction sont tout aussi importantes, elles nourrissent les imaginations, rendent hommage aux grands aventuriers et donnent envie de se lancer à leur poursuite.

René Burri : Photographies

"Dans les années 1950 et 1960, le monde n'avait pas été exploré ni apprivoisé par les médias et les voyageurs comme il l'est aujourd'hui. Dans ces conditions les expéditions lointaines étaient autant synonymes de travail que d'aventure. Enfant, Burri collectionnait les timbres de tous horizons. L'exploration des cultures et des continents lointains une fois adulte ne fut qu'un prolongement de sa curiosité naturelle pour le vaste monde."

Corto Maltese : Sous le Soleil de minuit

En 1915, Corto Maltese met le cap sur San Francisco où il espère retrouver un ami de longue date, l’écrivain Jack London. Mais l’auteur de "L’Appel de la forêt" a déjà mis les voiles pour Mexico, afin de couvrir la révolution de Pancho Villa. Il a néanmoins laissé derrière lui un dernier message, priant Corto de remettre une lettre à une certaine Waka Yamada, ancienne star de saloon reconvertie en militante contre la traite des Blanches en Alaska. L’aventure, les rencontres improbables, les causes perdues… Corto est comme un double de papier de Jack London.

À quatre mains

Stan Laurel, Houdini, Pancho Villa, Léon Trotski, deux journalistes qui rêvent d'écrire un grand roman, le directeur d'une officine de la CIA, un trafiquant de cocaïne, un commandant sandiniste en danger, un vieux révolutionnaire bulgare, un vieil anarchiste espagnol, un acteur hollywoodien engagé dans les Brigades internationales, l'ombre de Joseph Staline... Avec les pièces de ce puzzle improbable, Paco Ignacio Taibo II dessine l'histoire des révolutions depuis le début du siècle et trace le portrait de ceux qui les ont faites et qu’elles ont trahis...

Industrial Workers of the World

La fin du XIXe siècle et le début du XXe sont marqués par le développement d’un prolétariat de masse exploité pour un salaire de misère. C’est également l’époque des révolutions mexicaines et russes. Marqué par ses lectures du "Capital" et "Les Misérables", Jack London, qui connu l’exploitation dans une conserverie à l’âge de treize ans, ne cessa jamais de dénoncer les conditions dans lesquelles vivaient les laissés pour compte du système capitaliste.

Le Talon de fer

Dès l’âge de quatorze ans, Jack London a partagé la vie des miséreux exploités six jours sur sept, quinze heures par jour, pour des salaires permettant à peine de survivre. Ce quotidien et les livres qu’il dévore à la bibliothèque (Mark Twain, Karl Marx", "Darwin, Tolstoï, Hugo…) lui font comprendre l’importance de la lutte syndicale et des idées socialistes. Dans "Le Talon de fer", à la fois roman d’amour et roman politique, Jack London imagine qu’un régime tyrannique, mélange de capitalisme et de fascisme, est en place en l’Amérique. Un roman salué par Léon Trotsky dans une lettre adressée à la fille de Jack London.

Reds

John Reed est un journaliste américain, communiste, qui au tournant des années 1910, s’est d’abord intéressé à la révolution mexicaine avant de se rendre en Russie et de prendre part à la révolution d’Octobre 1917. Son livre le plus célèbre "Dix jours qui ébranlèrent le monde",  est un témoignage exceptionnel sur l’insurrection qui, à Petrograd (Leningrad puis Saint-Pétersbourg), provoquera la chute du tsar et la fin du régime impérialiste. Mort en 1920 du typhus, John Reed est enterré sous les murs du Kremlin. C’est Warren Beatty, le fils prodigue d’Hollywood ("Bonnie and Clyde") qui réalisa ce long biopic avec Diane Keaton et Jack Nicholson.

Les Dépossédés

En lisant "Les Dépossédés", on pense immédiatement au Jack London qui, en 1902, arpenta les rue de Londres et passa six mois dans le quartier pauvre de l’East End, expérience qui lui inspirera "Le Peuple d’en bas". Robert McLiam Wilson et le photographe Donovan Wylie décrivent eux aussi avec attention et empathie la détresse matérielle, l’absence d’espoir, le naufrage absolu des laissés-pour-compte de la politique thatchérienne à Londres, à Glasgow et à Belfast.

Ma vie

" (...) Il faut souligner tout particulièrement le rôle que Jack London attribue dans l'évolution prochaine de l'humanité à la bureaucratie et à l'aristocratie ouvrières. Grâce à leur soutien, la ploutocratie américaine réussira à écraser le soulèvement des ouvriers et à maintenir sa dictature de fer pour les trois siècles à venir (...) Je vous souhaite de réussir dans le travail que vous avez entrepris sur la biographie du grand homme qu'était votre père. Avec mes salutations cordiales. Léon Trotsky " Lettre à Joan London, la fille de Jack 1937.

La littérature pour passeport

Jack London naquit en 1876 à San Francisco, Joseph Kessel en 1898 à Villa Clara en Argentine et Blaise Cendrars en 1887 à La Chaux-de-Fonds en Suisse. Peut-être à la fin du XIXe siècle, souffla t-il un vent sur l’Amérique, la Suisse et l’Argentine qui poussa des jeunes gens, alors en leur adolescence, à courir au devant des convulsions de l’Histoire et à la découverte de contrées sauvages et de pays inconnus. Des jeunes gens qui partageaient aussi un amour sans borne pour les livres et la littérature.

Le Talon de fer

Dès l’âge de quatorze ans, Jack London a partagé la vie des miséreux exploités six jours sur sept, quinze heures par jour, pour des salaires permettant à peine de survivre. Ce quotidien et les livres qu’il dévore à la bibliothèque (Mark Twain, Karl Marx", "Darwin, Tolstoï, Hugo…) lui font comprendre l’importance de la lutte syndicale et des idées socialistes. Dans "Le Talon de fer", à la fois roman d’amour et roman politique, Jack London imagine qu’un régime tyrannique, mélange de capitalisme et de fascisme, est en place en l’Amérique. Un roman salué par Léon Trotsky dans une lettre adressée à la fille de Jack London.

Les Cavaliers

Des écrivains voyageurs, Joseph Kessel, né en Argentine d’un père lituanien et d’une mère russe, est certainement celui qui a usé le plus grand nombre de passeports. Ecrivain boulimique, il multiplie les voyages sur tous les continents pour en rapporter des récits qu’il publie sous toutes les formes. "Les Cavaliers," dont l’action se déroule en Afghanistan à une époque où ce pays est encore synonyme de grands espaces et de mystères, est un sublime roman d’initiation et une ode à la liberté.

Bourlinguer

Blaise Cendrars, né en Suisse d’où il partit pour la Russie dès l’âge de seize ans, est d’abord un grand poète, l’auteur de "La Prose du Transsibérien "et "Les Pâques à New York. "Dans "Bourlinguer, "Cendrars range ses souvenirs par port : Venise, Naples, Hambourg, Rotterdam, Brest, Paris… onze destinations comme autant d’occasions de raconter des histoires peuplées de personnages improbables, mais aussi de parler de littérature "« ""pour chanter le départ et l'ouverture aux autres »."

  Livre Fiction
Bourlinguer
Auteur: Cendrars, Blaise (1887-1961)
Edition: Gallimard
Collection: Folio

Témoigner

Avant la radio, la télévision et les réseaux sociaux, le public ne savait des grands conflits qui éclataient à l’autre bout du monde que ce que de téméraires reporters en racontaient dans les journaux. Certains d’eux prirent même une part active aux soubresauts de l’Histoire, comme John Reed à Petrograd en 1917. D’autres furent de simples témoins qui croisèrent des personnages exceptionnels ou les victimes traumatisées de ces temps troublés.

Reds

John Reed est un journaliste américain, communiste, qui au tournant des années 1910, s’est d’abord intéressé à la révolution mexicaine avant de se rendre en Russie et de prendre part à la révolution d’Octobre 1917. Son livre le plus célèbre "Dix jours qui ébranlèrent le monde",  est un témoignage exceptionnel sur l’insurrection qui, à Petrograd (Leningrad puis Saint-Pétersbourg), provoquera la chute du tsar et la fin du régime impérialiste. Mort en 1920 du typhus, John Reed est enterré sous les murs du Kremlin. C’est Warren Beatty, le fils prodigue d’Hollywood ("Bonnie and Clyde") qui réalisa ce long biopic avec Diane Keaton et Jack Nicholson.

Récits des marais rwandais

Entré au journal Libération en 1975, Jean Hatzfeld se rendit au Rwanda après les massacres de 1994 et y effectua de nombreux séjours au cours des dix années qui suivirent, notamment à Nyamata dans la région des marais. "Récits des marais rwandais "regroupe les trois livres qu’il a consacrés à cette période : "Dans le nu de la vie "(Prix France Culture 2001)", Une saison de machettes "(Prix Femina essai et Prix Joseph Kessel 2004)", La Stratégie des antilopes "(Prix Médicis 2007). Des témoignages et des récits sans manichéisme aucun. Bouleversants.

Comment Yukong déplaça les montagnes

Joris Ivens est presque né, en 1898, une caméra à la main, son père dirigeant une entreprise de vente de matériel de prise de vue. A partir des années trente et après avoir déjà réalisé plusieurs courts métrages expérimentaux, il part filmer les luttes des travailleurs et des peuples pour leur indépendance. "Comment Yukong déplaça les montagnes" est une série de 12 films sur la Chine des années soixante-dix alors en pleine mutation. Un document (onze heures) irremplaçable.

René Burri : Photographies

"Dans les années 1950 et 1960, le monde n'avait pas été exploré ni apprivoisé par les médias et les voyageurs comme il l'est aujourd'hui. Dans ces conditions les expéditions lointaines étaient autant synonymes de travail que d'aventure. Enfant, Burri collectionnait les timbres de tous horizons. L'exploration des cultures et des continents lointains une fois adulte ne fut qu'un prolongement de sa curiosité naturelle pour le vaste monde."

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