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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

To be or not to be…

4 thèmes | 13 oeuvres
« "Shakespeare n'écrit pas de littérature, mais du langage en mouvement, sans faire de hiérarchie entre les cultures populaire et savante" » : David Bobée, directeur du Centre Dramatique National de Haute-Normandie. « "Le théâtre élisabéthain est très concurrentiel, les auteurs et les troupes luttent pour exister", explique Thomas Jolly, metteur en scène. "Au théâtre du Globe, le public est debout, à ciel ouvert. Les dramaturges vont déployer une capacité d'invention folle pour le retenir, en lui offrant des rebondissements tous les quarts d'heure, en tordant les événements historiques pour qu'ils lui parlent encore plus… Le cinéma et les séries ont repris cet art de l'“entertainment”." » Deux explications et une sélection pour un parcours dans l’univers du dramaturge le plus connu au monde. To be or not to be Shakespeare.

Encore et toujours

Les gens de spectacles comme Al Pacino, Philippe Torreton ou Thomas Jolly naviguent dans les répertoires et les rôles tout au long de leur carrière. Un jour flic, un autre Cyrano, un autre attelé à la mise en scène d’un Marivaux. Pourtant, comme ces croyants qui se doivent d’accomplir un pèlerinage, ils se doivent de se confronter au répertoire du dramaturge de Stratford-upon-Avon.

Looking for Richard

Dans ce documentaire, Al Pacino tente de donner sa vision populaire à l’œuvre de Shakespeare à travers des scènes de "Richard III" interprétées par une troupe (lui-même dans le rôle- titre, Alec Baldwin, Kevin Spacey, Winona Rider, etc.) mais aussi en interrogeant acteurs, gens de théâtre et inconnus dans les rues de New York. Une réflexion sur la mise en scène d’une des pièces de Shakespeare les plus jouées au monde. En 2011, Kevin Spacey a repris le rôle-titre dans une mise en scène de Sam Mendes ("American Beauty", "007 Spectre").

Thank you Shakespeare !

Jeune acteur fraîchement admis au Conservatoire national d’art dramatique de Paris, Philippe Torreton s’immerge dans Shakespeare pour oublier un chagrin d’amour. Il ressortira de cette immersion avec une admiration sans borne de l’œuvre de Shakespeare « qui écrivait pour les prostituées, les marins, les nobles avec gardes du corps » à qui il rend hommage.

Henry VI

En 2014, Thomas Jolly et la compagnie la Piccola Familia créent l’événement en jouant, dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes d’Avignon, "Henri VI" un spectacle de dix-huit heures réunissant les trois parties de la pièce de Shakespeare. Thomas Jolly se permet toutes les audaces, passant du grotesque au drame avec un usage de l’espace qui tutoie parfois la magie du scope au cinéma. A voir comme on enchaîne les épisodes d’une série. Grandiose !

Hier, aujourd’hui, demain

On ne compte plus les artistes, tous genres confondus, qui se sont colletés au répertoire de Shakespeare. Jean-Luc Godard, Orson Wells, Laurence Olivier, Sarah Bernard, Kenneth Branagh, Al Pacino, Mel Gibson, Prokofiev, Hector Berlioz, Kevin Spacey, George R.R. Martin, Francis F. Coppola, Farhad Safinia, Johnny Hallyday... liste non exhaustive.

Boss

« Des sacrifices, j’en ai commis tellement pour atteindre le sommet que je ne les compte plus. Amis, collègues, famille… Malgré tout, les sacrifices sont faciles à faire quand c’est vous qui tenez le couteau ». Ainsi s’exprime Tom Kane (Kelsey Grammer) le maire de Chicago dans "Boss", cette série terrible sur le pouvoir, son exercice, la trahison, la corruption, les êtres sacrifiés, détruits… Boss, c’est Le Roi Lear au XXIe siècle. Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume de Chicago...

Le Trône de fer

On retrouve l’influence directe ou indirecte de l’œuvre de Shakespeare au cinéma, dans la littérature, la poésie et, aujourd’hui, dans les séries. « "La série de pièces sur la guerre des Deux-Roses m'a autant fasciné et influencé que le conflit en lui-même. Richard II, Henri IV, Henri V, Henri VI et Richard III constituent une véritable saga sur cette période" », confie George R.R. Martin, auteur des livres devenus série culte.

  Livre Fiction
Feu et sang
Auteur: Martin, George R. R (1948-....)
Edition: Pygmalion

Romeo et Juliette

Sergueï Prokofiev composa "Romeo et Juliette" – adapté de la pièce de Shakespeare – en 1934, pour répondre à une commande du Kirov de Leningrad. En 1964, Rudolf Noureev et Margot Fonteyn, entourés de la troupe du Royal Ballet de Londres, interprètent le ballet chorégraphié par MacMillan. On dit que la première, donnée le 9 février, fut saluée par une ovation de quarante minutes. La magie du génie du dramaturge anglais ne connaît pas de limite.

Ran

Dans son cinéma, Akira Kurosawa a plusieurs fois rendu hommage aux grands noms de la littérature occidentale. Fiodor Dostoïevski, Maxime Gorki et bien sûr Shakespeare dont il adaptera "McBeth" pour "Le château de l’araignée" (1957) et "Le Roi Lear" pour "Ran" un de ses chefs-d’œuvre.

Inépuisable

L’œuvre de Shakespeare est si vaste qu’elle a inspiré des artistes dans tous les domaines et, tous les jours, des acteurs, metteurs en scène, compositeurs, peintres en cherchent encore les limites. Certains collent au texte, d’autres s’en écartent, d’autres en disséminent des petits morceaux façon puzzle...

My Own Private Idaho

Deux jeunes hommes se prostituent pour payer leurs doses. L’un tombe amoureux de l’autre qui le repousse. Un spectateur attentif et patient remarquera le nom de William Shakespeare crédité des dialogues additionnels à la toute fin du générique. Si, en plus, il a une bonne connaissance de l’œuvre du dramaturge anglais, il aura remarqué la proximité entre Scott (Keanu Reeves) et Henry V, ou entre Mike (River Phoenix) et Poins (personnage de "Henry IV"). Cinq scènes de "Henry IV" sont en effet reprises ici, souvent à la lettre… ou ironiquement transformées.

César doit mourir

Dans "César doit mourir", les frères Taviani ("Padre padrone", Palme d’or à Cannes en 1977) ont filmé le travail du metteur en scène Fabio Cavalli qui fait jouer "Jules César" de Shakespeare par des prisonniers du quartier de haute sécurité de la prison de Rebibbia, à Rome. Les Taviani suivent les prisonniers dans leur rôle et dans leur vie d’hommes enfermés, pour qui comploter pour éliminer la tyrannie de César c’est aussi échapper à la tyrannie de la prison.

César doit mourir
CVS
César doit mourir
Auteur: Taviani, Paolo (1931-....)
Edition: France Television Distribution (prod.)

Romeo et Juliette

Sergueï Prokofiev composa "Romeo et Juliette" – adapté de la pièce de Shakespeare – en 1934, pour répondre à une commande du Kirov de Leningrad. En 1964, Rudolf Noureev et Margot Fonteyn, entourés de la troupe du Royal Ballet de Londres, interprètent le ballet chorégraphié par MacMillan. On dit que la première, donnée le 9 février, fut saluée par une ovation de quarante minutes. La magie du génie du dramaturge anglais ne connaît pas de limite.

Source d’inspiration

Les historiens ont montré depuis longtemps que Shakespeare s’est, lui-même, largement inspiré de pièces écrites par d’autres pour écrire les siennes. Aujourd’hui, de façon directe ou indirecte, des auteurs puisent à leur tour dans son œuvre qui semble avoir abordé tous les sujets, sur tous les tons. Certes, toutes ces tentatives ne se valent pas...

My Own Private Idaho

Deux jeunes hommes se prostituent pour payer leurs doses. L’un tombe amoureux de l’autre qui le repousse. Un spectateur attentif et patient remarquera le nom de William Shakespeare crédité des dialogues additionnels à la toute fin du générique. Si, en plus, il a une bonne connaissance de l’œuvre du dramaturge anglais, il aura remarqué la proximité entre Scott (Keanu Reeves) et Henry V, ou entre Mike (River Phoenix) et Poins (personnage de "Henry IV"). Cinq scènes de "Henry IV" sont en effet reprises ici, souvent à la lettre… ou ironiquement transformées.

To be or not To be

« "To be or not to be…" », le monologue d’Hamlet est un sommet que tout acteur dramatique se doit de franchir une fois dans sa carrière. Dans le film d’Ernst Lubitsch, qui se déroule à la veille de l’invasion de la Pologne par les Allemands, une troupe de théâtre polonaise doit reprendre la pièce de Shakespeare à la place d’une pièce mettant en scène Hitler… Ce moment si important dans la carrière d’un acteur vire au cauchemar pour Josef Tura qui, à chaque fois qu’il attaque la fameuse tirade, voit un beau jeune homme se lever et quitter la salle pour rejoindre les coulisses...

Hamlet

En 1976 Johnny enregistre "Hamlet", un double album qui, sur scène, devait trouver son prolongement sous la forme d’une comédie musicale. L’échec commercial du disque coupera l’élan des producteurs et le projet ne verra jamais le jour. Certains disent que la star franco-belge avait vingt ans d’avance sur la mode des comédies musicales des années 90. Quoiqu’il en soit, "Hamlet" est l’un des albums de Johnny les plus recherchés par les collectionneurs. Etre ou ne pas être de son temps...

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