Connexion

logomamediateque2

Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

L’Europe des écrivains

5 thèmes | 14 oeuvres
Quel est le secret de la créativité des artistes belges qui, coincés dans ce petit pays au carrefour de l’Europe et exposés aux influences françaises, allemandes, hollandaises et anglaises, ont développé un goût de l'audace et des trésors de créativité ? Des artistes qui n'ont pas cessé de s'illustrer dans la peinture, la chanson, devant ou derrière la caméra et bien sûr, dans la littérature. Mais à quoi ressemble la littérature dans ce pays que l’on dit toujours au bord de l’éclatement ? Éléments de réponse avec la sélection ci-dessous à l’occasion de l’avant dernier épisode de la série l’Europe des écrivains diffusée sur Arte le 4 novembre prochain.

Décibelges

Au carrefour des influences anglo-saxonnes et continentales, la Belgique a contribué à la plupart des vagues musicales depuis la guerre. Comptez bien : la chanson des années 50, les yéyés (de Johnny à Adamo), la new wave de TC Matic (le groupe d’Arno), l’électro avec le new beat de la fin des années 80, le rock indé à partir de 1991… Le pays s’est aussi teinté de musique soul quand Marvin Gaye y a composé son dernier succès, en 1982 !

Future Vintage

Sa longue carrière et sa voix aussi déglinguée que ses textes (en anglais, français ou néerlandais) ont fait d’Arno un monument, le « Tom Waits belge ». Mais avant d'incarner le chanteur beat à la sauce européenne, ce natif d'Ostende s'est trouvé au cœur de la révolution new wave, à l'époque où Bruxelles louchait vers Londres et New York pour dépoussiérer le rock. Il a réenregistré l’un de ses titres les plus connus « Putain Putain », en duo avec son compatriote Stromae. Passage de témoin d’une génération à l’autre.

Future vintage
GAM
Future vintage
Auteur: Arno (1949-....)
Edition: Naïve

Midnight Love

En 1980, le prince de la Motown est au plus mal : carrière en berne, cocaïne plein le nez et fisc aux fesses, il s'enfuit à Londres. C'est là que Freddy Verdussen, restaurateur à Ostende, le trouve et lui offre une porte de sortie. Pendant près de deux ans, il l'héberge, le requinque à coups de bons petits plats et de jogging. Pendant cette retraite belge, Marvin Gaye écrit l'album de son come-back, "Midnight Love" (avec le tube « Sexual Healing »). Mais la belle histoire finit mal : son dieu reparti vers la gloire, Freddy sombre dans la folie ; Marvin Gaye, lui, tombera deux ans plus tard sous les balles de son propre père.

Je ris de me voir si belge...

Leurs drôles de paysages, leurs étonnants travers, leurs tics de langage, leur gastronomie... Les Belges sont une source inépuisable de calembours (dont Goscinny a réuni l’essentiel dans l’épisode d’Astérix qui leur est consacré). Mais s’ils nous font tant rire, c’est parce qu’ils ont eux-mêmes un sens de l’humour à toute épreuve, et surtout multiforme, léger et malicieux quand il s’adresse aux jeunes lecteurs de BD, grave et désespéré quand il est professé par un Brel déchirant ou par un Benoît Poelvoorde dérangeant.

C’est arrivé près de chez vous

Ce vrai-faux reportage en noir et blanc sur les tribulations du tueur à gages Ben (le premier rôle au cinéma de Benoît Poelvoorde) a fait un triomphe à Cannes en mai 1992, puis en salles. Un succès sorti de nulle part, féroce et dérangeant, où l'on bascule vite de l'humour noir des situations et répliques culte à une forme de malaise voyeuriste, à la manière de l'équipe de journalistes du film, qui perd peu à peu toute distance avec son monstrueux sujet.

Astérix chez les Belges

Le bilinguisme et les belgicismes («"c'est le sauve qui sait général !"»), les frites, les mornes plaines et un petit garçon énurétique, une parodie du récit de Waterloo par Victor Hugo et une autre de Brueghel l'Ancien dans la scène du banquet final... Pour son dernier scénario confié à Uderzo avant sa mort, René Goscinny (1926-1977) a bourré chaque planche de tous les clins d'œil et calembours belges possibles !

  Livre Fiction
Astérix
Auteur: Goscinny, René (1926-1977)
Edition: Hachette
Collection: Une aventure d'Astérix

Congo, une histoire

Ecrivain et journaliste belge, David Van Reybrouck a reconstitué l’histoire du Congo - ancienne colonie belge pendant cinquante ans après avoir été la propriété personnelle de Léopold II - en interrogeant des centaines de personnes et en consultant des milliers de documents. Le résultat est une fresque historique « "vue d’en bas" » qui court sur plus de cent ans, vivante comme un article de grand reporter et aussi captivante qu’un roman.

Le plat pays plaît

Comment un pays à peine grand comme la Bourgogne a-t-il pu produire tant d’artistes de légende, de grands auteurs, et même être à l’origine de l’essentiel de la BD européenne ? Le mystère reste entier, mais avec Stromae, constatons que la source ne se tarit pas.

Astérix chez les Belges

Le bilinguisme et les belgicismes («"c'est le sauve qui sait général !"»), les frites, les mornes plaines et un petit garçon énurétique, une parodie du récit de Waterloo par Victor Hugo et une autre de Brueghel l'Ancien dans la scène du banquet final... Pour son dernier scénario confié à Uderzo avant sa mort, René Goscinny (1926-1977) a bourré chaque planche de tous les clins d'œil et calembours belges possibles !

  Livre Fiction
Astérix
Auteur: Goscinny, René (1926-1977)
Edition: Hachette
Collection: Une aventure d'Astérix

Faire l’amour

« "Ce qui m’intéresse dans l’écriture, c’est la réflexion sur la forme." » Pour avancer dans cette quête, Jean-Philippe Toussaint a besoin de s’isoler régulièrement dans un petit appartement, à Ostende, face à la mer. Comme si seules les plages de cette ville de Flandre pouvaient servir de pages blanches à l’auteur bruxellois. "Faire l’amour", est le premier volet de ce qui deviendra une trilogie (avec "Fuir" et "La Vérité sur Marie"), une histoire d’amour et de rupture qui commence à Tokyo et sur laquelle plane une mélancolie épaisse comme un brouillard sur la mer du Nord.

La Langue de ma mère

"La Langue de ma mère" est le premier roman traduit en français de l’écrivain flamand Tom Lanoye, très populaire en Flandre, aux Pays-Bas et en Allemagne, où il est le dramaturge étranger le plus joué. Frappée par une attaque cérébrale, la mère de l’auteur s’exprime désormais en un baragouin furieux et inintelligible, qui traduit son désespoir et sa colère d’être incomprise. Durant toute son existence, cette commerçante, bouchère dans un bourg de la province d’Anvers, a été actrice dans une compagnie d’amateurs. La langue était son instrument. Elle la maniait en virtuose au théâtre comme dans la vie où sa volubilité et son sens de la répartie faisaient d’elle un personnage haut en couleur et parfois redoutable. (Note de l’éditeur).

Tour de Babelge…

Voilà un pays aux trois langues officielles (français, néerlandais, allemand), de surcroît très anglophone (la RTBF n’a jamais doublé les films américains), et dont la capitale est depuis soixante ans celle de la construction européenne – il n’y a qu’à Bruxelles que l’on peut voir un fonctionnaire danois draguer une collègue hongroise sous l’œil de pizzaïolos prenant la commande en flamand… Ce brouillard linguistique n’est pas pour rien dans la capacité de la Belgique à attirer des artistes du monde entier, ou au contraire à exporter les siens.

Le Chagrin des Belges

Hugo Claus (1929 – 2008) est une des plus grandes plumes belges ; romancier, poète, auteur de théâtre, également cinéaste et peintre (membre du mouvement CoBrA), il fut même pressenti pour le prix Nobel. "Le Chagrin des Belges", est un roman d’initiation, l’histoire de Louis Seynaeve, un adolescent qui, placé dans un pensionnat catholique pendant la Seconde Guerre mondiale, observe le monde des adultes, certains tentés par le pangermanisme et notamment, son père, un nationaliste flamand qui sympathise avec les Allemands. Un roman essentiel.

CoBrA

L'existence de ce mouvement fut brève (1948-1951) mais féconde. Tenant son nom des villes d'origine de ses principaux membres, les peintres Asger Jorn (Copenhague), Pierre Alechinsky (Bruxelles) et Karel Appel (Amsterdam), ce groupe appelait à revenir aux sources de l'art primitif, préhistorique et médiéval pour mieux surmonter le récent désastre de 1939-1945, vu comme une preuve de la décomposition du monde moderne. Venus du surréalisme, les membres de CoBrA privilégient une création spontanée, pluridisciplinaire et libérée du milieu de l'art parisien.

La Langue de ma mère

"La Langue de ma mère" est le premier roman traduit en français de l’écrivain flamand Tom Lanoye, très populaire en Flandre, aux Pays-Bas et en Allemagne, où il est le dramaturge étranger le plus joué. Frappée par une attaque cérébrale, la mère de l’auteur s’exprime désormais en un baragouin furieux et inintelligible, qui traduit son désespoir et sa colère d’être incomprise. Durant toute son existence, cette commerçante, bouchère dans un bourg de la province d’Anvers, a été actrice dans une compagnie d’amateurs. La langue était son instrument. Elle la maniait en virtuose au théâtre comme dans la vie où sa volubilité et son sens de la répartie faisaient d’elle un personnage haut en couleur et parfois redoutable. (Note de l’éditeur).

Un ciel si gris qu'un canal s'est pendu

A écouter Brel et son « plat pays », tout dans cette contrée battue par tous les vents est gris et/ou invisible pour cause de ciel bouché. Il y a une noirceur d’outre-Quiévrain, un désespoir qui alimente les photos de Christian Carez, qui imprègne l’âme des personnages de Jean-Philippe Toussaint, traverse l’œuvre de Simenon mais nourrit tout particulièrement le cinéma belge de ces dernières années, de la fratrie Belvaux aux frères Dardenne.

Quatre aventures du commissaire Maigret

Quoi de belge chez le créateur de Maigret, le plus français des flics de papier, installé à Paris dès l'âge de dix-neuf ans ? Les connaisseurs de Georges Simenon (1903-1989) et de son Liège natal jurent pourtant que l'esprit de la ville traverse son abondante production, notamment l'œuvre autobiographique ("Pedigree", dès 1948), comme un sens de l'observation aigu mais détaché face à la noirceur du monde. Les illustrations de Loustal, dessinateur venu de la BD, le plus belge des arts, lui vont en tout cas comme un gant.

Faire l’amour

« "Ce qui m’intéresse dans l’écriture, c’est la réflexion sur la forme." » Pour avancer dans cette quête, Jean-Philippe Toussaint a besoin de s’isoler régulièrement dans un petit appartement, à Ostende, face à la mer. Comme si seules les plages de cette ville de Flandre pouvaient servir de pages blanches à l’auteur bruxellois. "Faire l’amour", est le premier volet de ce qui deviendra une trilogie (avec "Fuir" et "La Vérité sur Marie"), une histoire d’amour et de rupture qui commence à Tokyo et sur laquelle plane une mélancolie épaisse comme un brouillard sur la mer du Nord.

Voies libres

Fille d’une famille d’industriels wallons, et bien qu’elle a passé de longues années en Espagne et en Afrique, Caroline Lamarche ("Le Jour du chien, Karl et Lola, La Chienne de Naha…") se dit profondément marquée par la ville de Liège vers laquelle elle revient tout le temps. Avec le photographe Christian Carez, ils ont sillonné, solitaires, à leur propre rythme, les berges de la Meuse, de la Sambre, de l'Escaut... De cette errance intime et libre sont nés des photos et des textes qui mêlent la réalité, la fiction et la mémoire.

logo departement

Notre newsletter

MDDS - Médiathèque des Deux-Sèvres

298, Route de Coulonges

79000 Niort

Tél. : 05 49 26 28 20

 

28, rue des Epinettes

79100 Thouars

Tél : 05 49 66 09 60