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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Roland Barthes and friends

5 thèmes | 15 oeuvres
Le centenaire de la naissance de Roland Barthes est l’occasion de revenir à la fois sur l’œuvre de l’auteur des "Mythologies", mais aussi sur la figure de l’intellectuel français des années 60 et 70 que Jean-Paul Sartre définissait ainsi : « "La tradition de l'intellectuel français c'est d'être celui qui veut parler pour ceux qui n'ont pas de voix." » C’est aussi une époque où le travail de Michel Foucault, Roland Barthes, Gilles Deleuze, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida… se caractérisait par, comme le disait Sudhir Hazareesingh : « "la particularité de tout comprendre, de ne pas se cantonner dans les distinctions d’ordre disciplinaire." » Gilles Deleuze disait qu’il y a des périodes riches sur le plan créatif et des périodes pauvres. En attendant des jours meilleurs, un petit retour en arrière ne peut pas faire de mal.

L’autobiographie

En dehors du sommet du genre qu’est le "Roland Barthes par Roland Barthes", toute l’œuvre de R.B. peut se lire comme une vaste fresque autobiographique en pièces détachées où l’auteur ne se demanderait pas : « Qu’est-ce que je pense ? » mais « Qu’est-ce que je perçois ? » Une mise en fiche de sa subjectivité, qui passe notamment par l’activité du journal intime.

Journal, une anthologie (1889-1949)

Lecture importante de jeunesse, notamment dans la découverte et l’affirmation de sa propre homosexualité, le Journal de Gide est aussi important aux yeux de Barthes, pour faire le pont entre « écriture ordinaire » et « écriture littéraire ». Dans "Roland Barthes par Roland Barthes", il écrit : « "Ne suis-je pas fondé à considérer tout ce que j’ai écrit comme un effort clandestin et opiniâtre pour faire réapparaître un jour, librement, le thème du journal gidien ?" »

Roland Barthes Contemporain

En 1967, Brian O’Doherty demande à Roland Barthes un texte sur les artistes minimalistes qui « "refusent l’ornemental et souhaitent se mettre en retrait de l’œuvre, effacer leurs traces. (…) quelques semaines plus tard Barthes lui envoie" « La Mort de l’artiste », "un texte qui sera traduit dans le monde entier" ». Magali Nachtergael est la commissaire de l’exposition Lumières de Roland Barthes présentée par le Frac Aquitaine.

Roland Barthes

Roland Barthes de Tiphaine Samoyault est la troisième biographie à ce jour de l’auteur des "Mythologies", dont on célèbre cette année le centenaire de la naissance. Elle raconte en 700 pages la trajectoire unique de cet intellectuel qui a fait de la critique une essence même de la littérature, de ses essais des potentialités de romans inachevés et fragmentés, et dont le blason pourrait être cette phrase : « "J’ai une maladie, je vois le langage" ».

La figure de l’intellectuel

Dans "L’Abécédaire" (Claire Pernet, Pierre-André Boutang, 1988), Gilles Deleuze, à la lettre C comme Culture, dit en parlant des périodes riches ou pauvres sur le plan créatif : « "Il y a des périodes pauvres c’est très normal. Ce n’est pas le fait de la pauvreté qui est gênant. C’est l’impudence, l’insolence de ceux qui occupent les périodes pauvres. Ils sont beaucoup plus méchants que les gens géniaux qui s’indignent dans les périodes riches." » Barthes, Baudrillard, Foucault, Bourdieu, Derrida, Guattari... Ça laisse rêveur.

Homo academicus

Dans cet essai paru en 1984, Pierre Bourdieu se lance dans un exercice périlleux (et qui sera d’ailleurs jugé scandaleux), à savoir une sociologie de son propre champ : l’Université. Il revient notamment sur le conflit qui, en 1967, opposa Raymond Picard et Roland Barthes à propos de Racine. Un conflit qu’il juge, peut-être à tort, exemplaire du déchirement entre le vieux monde et le nouveau, un an avant mai 68.

Les Mots et les Choses

Comme l’écrit Samoyault qui consacre un chapitre entier à leur relation amicale (mais aussi à leurs différences) : « "Le tétrasyllabe « Barthes et Foucault » sert à désigner une époque, un rayonnement de la pensée française, le renouvellement des sciences humaines, un moment où la théorie produit des « grands noms » ou des « grandes figures" ».

Ce pays qui aime les idées : histoire d’une passion française

Sudhir Hazareesingh, citoyen britannique, professeur à Oxford et grand francophile, vient de consacrer un essai à ce qui faisait la particularité des idées françaises : « (…) ce qui caractérisait la grande pensée universitaire en France pendant la deuxième moitié du siècle, c’est que c’étaient à la fois des gens qui étaient des grands chercheurs mais qui parlaient aussi au grand public. Foucault, Derrida, Bourdieu c’étaient des intellectuels dans le sens traditionnel français du terme. »

La littérature

Ecrivain, Roland Barthes le fut de façon inédite : en accédant à la littérature par la critique, qu’elle prenne la forme d’une relecture des classiques (Michelet, Racine, etc.) ou d’une défense des avant-gardes (Robbe-Grillet un temps, Sollers, Butor, etc.). Il y a en lui le rêve d’un roman qui ne s’écrira pas en tant que tel, et qui pourtant s’est écrit, de façon fragmentaire, dans une extrême sensibilité à toute la matière du monde.

Les Choses

Elève lui aussi du séminaire de Roland Barthes, Georges Perec obtient immédiatement un immense succès (et le prix Renaudot) avec son premier roman "Les Choses", publié en 1965. Ce roman « objectif », racontant l’immersion d’un jeune couple dans la société de consommation, avec de longues descriptions d’objets, doit évidemment beaucoup à l’enseignement de Roland Barthes.

Drame

En 1965, Barthes est sidéré par la lecture de "Drame", le troisième roman de Sollers. Il en fait une longue et puissante analyse qu’il publie dans la revue "Critique" sous le titre « Drame, poème, roman ». Les deux hommes que tout oppose, à commencer par l’âge, resteront amis jusqu’à la mort de Barthes, en 1980. Une mort à laquelle Sollers consacre les plus belles pages, sans doute, de son roman "Femmes" paru en 1983.

Roland Barthes

Roland Barthes de Tiphaine Samoyault est la troisième biographie à ce jour de l’auteur des "Mythologies", dont on célèbre cette année le centenaire de la naissance. Elle raconte en 700 pages la trajectoire unique de cet intellectuel qui a fait de la critique une essence même de la littérature, de ses essais des potentialités de romans inachevés et fragmentés, et dont le blason pourrait être cette phrase : « "J’ai une maladie, je vois le langage" ».

La sémiologie

Pour Ferdinand de Saussure, la sémiologie est la science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale. Roland Barthes l’élargit en cherchant à rendre lisible des significations inaperçues dans les objets du monde (vêtements, nourriture, logements, etc.), parce que tout fait système, tout s’articule, et que toutes les activités humaines sont structurées comme un langage de Saussure. En ce sens, la sémiologie peut être considérée comme une branche de la linguistique et un élément du structuralisme.

Mythologies

La DS, l’affaire Dominici, le steak-frites, le Tour de France, Minou Drouet, l’écrivain en vacances, la cuisine de Elle, le Guide bleu… Barthes, dans ce livre qui est aujourd’hui encore le plus lu de son œuvre, s’attaque aux mythes français de son époque (dont la plupart relèvent aujourd’hui du musée). L’ennemi, c’est la doxa, le discours tout fait, le stéréotype. L’autre ennemi aujourd’hui pour ce chef-d’œuvre, c’est une lecture « nostalgique » de la France d’avant.

Le Système des objets : la consommation des signes

Baudrillard qui a participé au séminaire de Roland Barthes, publie cet essai de sociologie en 1968. Il y étudie les évolutions de l’habitat au sein de la société française et le sens nouveau que prennent les objets dans une société postmoderne. Il est donc dans le droit fil de son maître qui, lui-même, en 1973, publiera un "Système de la mode".

Les Choses

Elève lui aussi du séminaire de Roland Barthes, Georges Perec obtient immédiatement un immense succès (et le prix Renaudot) avec son premier roman "Les Choses", publié en 1965. Ce roman « objectif », racontant l’immersion d’un jeune couple dans la société de consommation, avec de longues descriptions d’objets, doit évidemment beaucoup à l’enseignement de Roland Barthes.

Le structuralisme

Comme l’écrit Samoyault, le structuralisme est « "sans doute le dernier -isme fédérateur du XXème siècle" ». Il englobe différents domaines : la linguistique, la sociologie, l’histoire littéraire, la psychanalyse. Le présupposé est que toutes ces disciplines de l’homme peuvent être scientifiques au même titre que les sciences qu’aujourd’hui on dit « dures » mais qui, à l’époque, étaient considérées comme les seules : la physique, la mathématique, la biologie. La sémiologie est une des branches du structuralisme.

Drame

En 1965, Barthes est sidéré par la lecture de "Drame", le troisième roman de Sollers. Il en fait une longue et puissante analyse qu’il publie dans la revue "Critique" sous le titre « Drame, poème, roman ». Les deux hommes que tout oppose, à commencer par l’âge, resteront amis jusqu’à la mort de Barthes, en 1980. Une mort à laquelle Sollers consacre les plus belles pages, sans doute, de son roman "Femmes" paru en 1983.

Ce pays qui aime les idées : histoire d’une passion française

Sudhir Hazareesingh, citoyen britannique, professeur à Oxford et grand francophile, vient de consacrer un essai à ce qui faisait la particularité des idées françaises : « (…) ce qui caractérisait la grande pensée universitaire en France pendant la deuxième moitié du siècle, c’est que c’étaient à la fois des gens qui étaient des grands chercheurs mais qui parlaient aussi au grand public. Foucault, Derrida, Bourdieu c’étaient des intellectuels dans le sens traditionnel français du terme. »

La septième fonction du langage

Et si l’accident de la circulation qui a coûté la vie à Roland Barthes en 1980 cachait en fait un crime ? Pour enquêter, le commissaire Bayard va devoir pénétrer le milieu intellectuel français aider en cela par un étudiant en sémiologie. Foucault, Derrida, Deleuze Barthes, Althusser, Lacan… c’est le gratin de l’intelligentsia français qui défile dans ce roman déjanté de Laurent Binet.

  Livre Fiction
La septième fonction du langage
Auteur: Binet, Laurent (1972-....)
Edition: Editions Grasset et Fasquelle
Collection: Roman
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