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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Fantasmes !

4 thèmes | 15 oeuvres
Que reste-t-il du mystère inhérent au fantasme à l’heure du tout-sexuel ? Internet, en rendant tous les objets de fantasmes proches, accessibles, assèche t-il notre imaginaire ou au contraire, crée t-il de nouveaux territoires pour l'entretenir ? La lingerie érotique, maintenant échappée de Pigalle, garde t-elle son pouvoir évocateur ? La nudité employée à des fins politiques est-elle érotique ? Tours et détours au pays des fantasmes au moment des vacances.

Du Cul Cru

Interdit, caché, censuré, le sexe a longtemps été présenté comme une tentation diabolique dans nos sociétés judéo-chrétiennes. Dans la littérature, la musique et le cinéma, des œuvres tentent de faire évoluer les mentalités en traitant de sexe sans ambages, de manière crue et clinique. Multiplicité de partenaires, réalisation de fantasmes, on montre ce que l’on a toujours caché, on raconte les détails indicibles et on s’en amuse. Car le sexe peut aussi être artistique, ludique et jubilatoire.

La Vie sexuelle de Catherine M

Qui aurait pensé que la rédactrice en chef de la revue de renommée internationale Art Press était une partouzeuse aguerrie ? C’est pourtant l’unique sujet abordé par Catherine Millet dans cet ouvrage, qui relate, avec crudité et précision, des pérégrinations sexuelles à faire pâlir Marc Dorcel. Dans cette procession de corps consommés, tout est chair, pores, orifices et moiteur. A travers un récit asphyxiant et rageur, l’auteure pose une distance troublante entre intimité et écriture pour présenter un objet hors norme, mi-littéraire mi-artistique.

Cabaret Desire

De prime abord, ce cinquième long-métrage de la réalisatrice, productrice et réalisatrice suédoise semble des plus banals. Un film pornographique à la très faible exigence scénaristique, des dialogues quasi inexistants et peu recherchés. Cependant, cette pionnière du porno féministe installée à Barcelone revisite le genre en plaçant la femme, son plaisir et ses fantasmes au cœur de la narration et met en scène une bisexualité réaliste, en évitant l’écueil du cliché androcentré.

La Molécule du désir

Avalez cette molécule, votre plaisir et votre potentiel de séduction seront décuplés. Voici l’émoustillante découverte que fait la docteure Steiner dans son laboratoire, qu’elle s’empresse de tester sur Yumi, son assistante japonaise. Quelle parfaite excuse pour multiplier les scénarios sexuels les plus variés ! Yumi déclenche alors des envies irrépressibles et bestiales chez tout homme qui croise son chemin. Derrière un catalogue de positions, on s’interroge sur le désir, comment naît-il, comment le contenir et comment l’exprimer.

Controversy

Déjà réputé pour ses textes et son attitude sexuellement explicites, Prince livre un quatrième album tout en tension sexuelle et distille ses phéromones dans presque chacun des morceaux. Après le furieux « Sexuality », l’artiste surdoué évoque l’appel au coït dans le frontal « Do me, Baby » (« baise-moi, bébé ») avant d’explorer la masturbation dans « Private Joy » et de conclure par une ode rockabilly à la pénétration digitale en toute circonstance (« virginité ou ménopause ») dans « Jack U Off ».

Girl Power

De tout temps, la sexualité a été contrôlée par les hommes. Le désir, traditionnellement accepté quand il est masculin, devient dérangeant ou honteux quand il est assumé par des femmes. Avec des démarches ouvertement féministes ou par d’autres biais moins frontaux, certains prennent le pari d’aborder la question des femmes qui se réapproprient leur corps comme objet politique, et leur désir, en démontant des tabous persistants autour de la masturbation et de l’homosexualité féminines ou du plaisir clitoridien.

La Pensée straight

Les femmes et les hommes n’existent pas. Tel est le point de départ de la réflexion que Monique Wittig développe dans cet ouvrage fondateur des féminismes contemporains, dans lequel l’auteure entreprend une déconstruction du sexe en tant que concept politique. Selon elle, la binarité de la société (femmes/hommes, dominants/dominés, privé/public) vise à donner l’illusion d’une hétérosexualité naturelle, qui exclut les homosexualités et notamment les lesbiennes. Celle qui se définit comme matérialiste propose de réfléchir au-delà du genre pour sortir de l’asservissement.

The Notorious K.I.M.

En dépit de ses textes trash et bipés de toute part à la radio américaine, ce deuxième album de la rappeuse new-yorkaise rencontre un succès commercial quasi instantané. La jeune MC Barbie aborde la sexualité et le désir des femmes sans détour, notamment dans le single « How Many Licks » en duo avec le chanteur Sisqo, au refrain on ne peut plus clair (« combien de coups de langues faut-il pour arriver au centre de… ? »), dans lequel elle liste ses conquêtes masculines et assume sa passion pour les cunnilingus.

Divinyls

Le groupe de rock australien aux accents hard rock/new wave doit le succès de son album éponyme à son tubesque single « I Touch Myself » interprété par la voluptueuse Chrissy Amphlett. Cette apologie de la masturbation féminine (« quand je pense à toi, je me touche »), offusque rapidement les plus puritains. Le scandale atteint son paroxysme avec la sortie du clip, tourné dans un couvent à Pasadena en Californie, immédiatement censuré et interdit à la télévision.

Emmanuelle

Tout le monde connaît l’histoire d’Emmanuelle, resté pendant treize ans à l’affiche à Paris et sauvé de la censure par Valéry Giscard d'Estaing. A notre lecture contemporaine, ce film érotique peut paraître kitsch au possible, mais il reste néanmoins un classique du genre et offre un modèle émancipatoire aux femmes. En effet, Emmanuelle revendique son épanouissement sexuel et ses pulsions fantasmagoriques. Qu’elle couche avec des femmes ou des hommes, en trio ou en solo, elle décide de tout et échappe aux stéréotypes rebattus de la femme jalouse.

Confession d’une ex-Femen

Les seins des femmes sont-ils un organe sexuel ? La nudité, quand elle est employée à des fins politiques et militantes, est-elle érotique ? Voilà les questions que pose l’association féministe Femen, née en Ukraine en 2008 et installée en France depuis 2012. Source inépuisable de critiques, la poitrine des femmes utilisée comme un étendard concentre tous les fantasmes. Difficile de faire comprendre que se dévêtir pour défendre les droits des femmes est tout sauf contre-productif...

Sexe et Destruction

Trop de sexe tue le sexe. Ceux qui cherchent dans leur sexualité des remèdes à des failles affectives se leurrent et en payent le prix. Le plaisir devient une drogue et une solution chimérique qui permet de s’extirper d’une réalité violente et insoutenable. Le sexe les emprisonne et devient un produit de consommation comme un autre, toxique et aliénant, miroir d’une société cynique et obscène où la solitude est incontournable.

Shame

Le réalisateur britannique Steve McQueen traite de la question de l’addiction sexuelle avec finesse et nuance en nous plongeant dans l’enfer de la pathologie de Brandon (Michael Fassbender), trentenaire new-yorkais, à la fois abject et touchant. Prostituées, femmes, hommes, sites pornographiques, masturbation, rien ne peut le soustraire à sa misère émotionnelle et à la haine qu’il se porte. Le héros se retrouve captif de sa sexualité et de son isolement dans une ville qui l’engloutit.

Passion simple

Une femme aime un homme marié qui doit repartir dans son pays et n’assume pas de quitter sa compagne pour vivre cette histoire. En apparence, un récit classique d’adultère. Mais la force de ce roman réside dans l’entremêlement de l’écriture et de l’acte sexuel, censés provoquer la même stupeur. Prisonnière volontaire d’une passion ambivalente qui la détruit et la sublime, la narratrice relate une sexualité ancrée dans la violence du présent, dont l’universalité dépasse l’orientation sexuelle.

Les Onze Mille Verges ou les Amours d'un hospodar

Apollinaire, qui n’a jamais revendiqué la paternité de ce roman et s'est contenté de le signer de ses initiales « G. A. », utilise l’histoire fictive du prince roumain Mony Vibescu, et ses errances de Bucarest à la Chine, comme prétexte pour dérouler une vaste toile pornographique (homo, bi et hétéro sexualités) tissée sur fond d’enjeux politiques. Obscénité politique et sexuelle se rejoignent : l’être humain fait preuve de fureur et se fait dépasser par son désir furieux de pouvoir qui l’anime parfois jusqu’à l’(auto) destruction.

Tentations

Et si le plaisir était d’abord cérébral ? En explorant la dimension psychologique de l’excitation sexuelle, ces œuvres s’intéressent au moment en suspens, où les projections mentales provoquent une excitation latente et créent de nouvelles envies. Certains découvrent le plaisir par étape, abandonnant une éducation rigide ou un conditionnement social, d’autres connaissent déjà parfaitement leur corps, mais tous privilégient l’érotisme suggéré et font de leur intellect le siège de la tentation.

Les Liaisons dangereuses

Dès la Révolution, les nombreuses condamnations pour immoralité des Liaisons dangereuses en font un livre a priori sulfureux. Le roman rassemble les échanges épistolaires salés de deux maîtres de la manipulation, la marquise de Merteuil et son ancien amant le vicomte de Valmont, qui se livrent à une véritable guerre des sexes. Mais cette satire à peine déguisée dénonce surtout le libertinage oppressif de l’aristocratie du XVIIIe siècle et les abus d’une caste de privilégiés, pour qui la perversion et la soif de contrôle supplantent le plaisir des corps.

Comtesse

Où est la frontière entre fantasme et réalité ? A travers cette bande dessinée muette et en costumes d’inspiration XVIIIe siècle, Aude Picault nous interroge sur cette limite ténue, centrale dans le désir et l’excitation sexuelle. Avec subtilité et érotisme, la comtesse évolue au fil de son parcours initiatique sexuel. Le personnage ingénu des premières pages accorde progressivement de plus en plus d’importance à l’imaginaire dans sa sexualité et cède à ses sens, véritable boussole de son plaisir.

Can’t Get Enough

Cet album, que le magazine Rolling Stone a classé parmi les 500 meilleurs disques de tous les temps a permis de conférer à Barry White le statut de Don Juan RnB, avant qu’il ne devienne un véritable sex-symbol dans les années 90. Le single du même nom, devenu anthologique et entonné avec cette voix caverneuse et sensuelle propre au lover disco, atteint son pic de langueur avec son refrain « Ma chérie, je ne peux pas me passer de ton amour ». C’est doux, c’est chaud, ça glisse, impossible de résister.

  CD
Can't get enough
Auteur: White, Barry (1944-2003)
Edition: Phonogram international
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