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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Pedro Almodovar

4 thèmes | 13 oeuvres
Cinéaste cinéphile et musical, marqué par la comédie et le mélodrame, Almodovar est passé, au fil des années, de l’énergie folle et baroque de la Movida des années 70-80 à la maturité des années 2000. Truffé de références et d’allusions multiples, son cinéma est un mille-feuilles qu’il est toujours absolument plaisant et passionnant de déplier dans tous les sens… Distingué dans les plus grands festivals et par les académies les plus prestigieuses du cinéma (Mostra de Venise, Goya, César, Oscar, Golden Globe, BAFTA…), et président du jury du Festival de Cannes en 2017, son nouveau film Douleur et Gloire pourrait bien lui valoir la Palme qui manque encore à son palmarès.

Artistes

Autant qu’un cinéaste, Almodovar est un artiste complet. La preuve : il s’est très tôt intéressé à Warhol et a produit, beaucoup plus tard, un portrait d’artiste en démiurge déviant dans "La Piel que Habito". Mais pour lui, l’artiste ultime reste très certainement l’Actrice...

Entretiens 1962-1987

A la grande époque de la Movida, la plus grande influence d’Almodovar est certainement celle d’Andy Warhol. Les deux hommes partagent le même goût pour les travestis et autres créatures transgenres, sans oublier le pop art dont Pedro est incontestablement un des héritiers les plus directs. Dans les années 80, les deux hommes se sont d’ailleurs croisés à quelques reprises. Avec ce recueil d’entretiens du maître Andy, on peut se replonger aux sources d’une pensée et d’un art qui a su jouer des surfaces pour mieux dissimuler sa profondeur.

Conversations avec Pedro Almodovar

Alors qu’il écrivait encore aux "Cahiers du cinéma", le critique Frédéric Strauss a tissé, au fil des années, une relation avec l’un de ses cinéastes favoris. Remis à jour régulièrement, ce livre est celui qu’il faut lire en priorité si on veut mieux connaître les arcanes et les soubassements du cinéma d’Almodovar. On sent que le cinéaste est en pleine confiance et qu’il se livre sans fard, ou presque. Ce passionnant livre porte d’ailleurs bien son titre puisqu’il s’agit vraiment de conversations, avec toute la liberté et l’intimité que le terme suppose, plutôt que d’entretiens au sens traditionnel.

La Piel que Habito

Unique incursion du cinéaste dans le fantastique à part entière, "La Piel que Habito" est directement inspiré par "Les yeux sans visage", le chef-d’œuvre de Georges Franju. Mais, comme il sait si bien le faire, Almodovar se réapproprie les thèmes de Franju pour transformer "La Piel que Habito" en une réflexion très personnelle et très contemporaine sur le corps mutant et l’ambiguïté sexuelle. Ce n’est peut-être pas le film par lequel il faut découvrir le cinéma d’Almodovar… A moins qu’au contraire, vous éprouviez une certaine réticence à entrer dans son univers et que cet objet étrange et élégant vous fasse enfin basculer...

Femmes

Chez Almodovar, la Femme est absolument au centre du motif. Qu’elle soit actrice, demi-mondaine, femme de ménage ou chanteuse... Et même quand le cinéaste espagnol adapte un roman noir, il est forcément signé par une femme… En l’occurrence, Ruth Rendell !

Antologia

Pedro Almodovar est un amateur de chanteuses excentriques et ses films sont truffés d’exemples qu’il a su exhumer à différentes périodes de sa filmographie. Celle qu’il a le plus aimée, c’est certainement la Mexicaine Chavela Vargas, qu’il aimait comparer à Edith Piaf et qu’il fait apparaître en chair et en os dans "La fleur de mon secret" et en chanson dans… "En chair et en os", sans oublier la reprise de son tube "Piensa en mi" par Luz Casal dans "Talons aiguilles". Pour découvrir l’œuvre brûlante, amoureuse, audacieuse de cette chanteuse hors-normes, cette anthologie est idéale.

Opening Night

Mélodrame à la fois réaliste et flamboyant, "Opening Night" hante Pedro Almodovar depuis longtemps, au point qu’il a fini par citer une scène clé du film de Cassavetes dans la première partie de "Tout sur ma mère". Méditation folle autour d’une actrice confrontée à son propre vieillissement, incarnée magistralement par la grande Gena Rowlands, "Opening Night" ne pouvait qu’entrer en collision avec le monde d’Almodovar, même si l’univers des deux cinéastes paraît très dissemblable. Une suggestion : revoir les deux films, l’un après l’autre et dans l’ordre que vous souhaitez. Vous m’en direz des nouvelles !

Diamants sur canapé

Pedro Almodovar aime à la folie Audrey Hepburn. Conséquence logique : il adore "Diamants sur canapé", un des chefs-d’œuvre de Blake Edwards, cinéaste qu’il admire également pour son sens du burlesque, du glamour et du trivial, donc du mélange des genres. D’ailleurs, quand Almodovar était membre du jury du Festival de Cannes en 1992, on raconte qu’il passait beaucoup de temps avec Blake Edwards, venu présenter une nouvelle copie de "The Party". A part ça, voir ou revoir les tribulations d’Audrey Hepburn, alias Holly Golightly et sa romance contrariée avec George Peppard est un plaisir dont il serait criminel de se priver. Avec, en prime, la bande originale mythique d’Henry Mancini.

Femmes au bord de la crise de nerfs

Premier jalon de la reconnaissance internationale pour un cinéaste encore très marqué par la Movida et une certaine marginalité, "Femmes au bord de la crise de nerfs" est une comédie speedée et drôlement excentrique qui révèle au monde une troupe d’actrices et un univers franchement bigarré. Influencé par la comédie américaine, "Femmes au bord de la crise de nerfs" n’a pas encore la maturité des films qu’Almodovar réalisera à partir du milieu des années 90. Disons qu’il fait plutôt la synthèse de ses années de jeunesse et que c’est très bien ainsi, tant l’insouciance folle du cinéaste est réjouissante, même presque trente ans plus tard.

Genres

Almodovar n’est pas, à proprement parler, un cinéaste de genre ce qui ne l’empêche pas de revisiter, à sa manière, la comédie, le film noir et même le fantastique. Tout simplement parce que les genres sont indissociables du cinéma et que rien de ce qui appartient au cinéma n’est étranger au grand Pedro.

Opening Night

Mélodrame à la fois réaliste et flamboyant, "Opening Night" hante Pedro Almodovar depuis longtemps, au point qu’il a fini par citer une scène clé du film de Cassavetes dans la première partie de "Tout sur ma mère". Méditation folle autour d’une actrice confrontée à son propre vieillissement, incarnée magistralement par la grande Gena Rowlands, "Opening Night" ne pouvait qu’entrer en collision avec le monde d’Almodovar, même si l’univers des deux cinéastes paraît très dissemblable. Une suggestion : revoir les deux films, l’un après l’autre et dans l’ordre que vous souhaitez. Vous m’en direz des nouvelles !

L’homme qui rétrécit

Il y a beaucoup de citations, directes ou indirectes, dans les films de Pedro Almodovar. Au hasard, "Johnny Guitar" de Nicholas Ray, dans "Femmes au bord de la crise de nerfs" ou "Le rôdeur" de Joseph Losey, dans "Kika". Mais également, "L’homme qui rétrécit" de Jack Arnold, petit chef-d’œuvre du cinéma fantastique qui est l’inspiration directe du film muet qu’on découvre éberlué dans "Parle avec elle". Tourné à la fin des années 50 avec un petit budget, "L’homme qui rétrécit", cauchemar d’un homme qui devient minuscule et méditation métaphysique à l’heure atomique, a très bien vieilli. Vous pouvez vérifier !

L’homme à la tortue

Publié en 1986 sous le titre anglais "Live Flesh", ce roman de Ruth Rendell a été adapté par Almodovar dans "En chair et en os", alors qu’il s’était déjà inspiré du premier chapitre du même livre dans "Kika", très peu d’années auparavant. Les torsions perverses du roman de Ruth Rendell, maîtresse d’un genre de roman noir typiquement anglais qu’elle incarne avec PD James, révèlent la part d’ombre du cinéaste. A la lecture du livre, un de ses meilleurs, on découvre que Ruth Rendell est particulièrement douée pour l’exploration cruelle du psychisme humain.

Latinismes

Latin jusqu’au bout des ongles, Almodovar opère une synthèse haute en couleur entre son hispanité et ses dérivés latino-américains. La musique, et tout particulièrement les chansons, en est un parfait vecteur, mais tout son cinéma est entièrement imprégné des humeurs et autres rythmes latins.

Fina Estampa Ao Vivo

C’est dans ce superbe album enregistré en public et consacré à des chansons en espagnol que le Brésilien Caetano Veloso chante pour la première fois le fameux "Cucurrucucu Paloma", classique de la cancion latine. Et c’est dans "Parle avec elle" que son ami Almodovar lui demandera de reprendre cet air au cœur d’une séquence magique où le chanteur joue son propre rôle sous les regards émerveillés d’une assistance choisie et notamment ceux de deux égéries de Pedro, Cecilia Roth et Marisa Paredes.

Antologia

Pedro Almodovar est un amateur de chanteuses excentriques et ses films sont truffés d’exemples qu’il a su exhumer à différentes périodes de sa filmographie. Celle qu’il a le plus aimée, c’est certainement la Mexicaine Chavela Vargas, qu’il aimait comparer à Edith Piaf et qu’il fait apparaître en chair et en os dans "La fleur de mon secret" et en chanson dans… "En chair et en os", sans oublier la reprise de son tube "Piensa en mi" par Luz Casal dans "Talons aiguilles". Pour découvrir l’œuvre brûlante, amoureuse, audacieuse de cette chanteuse hors-normes, cette anthologie est idéale.

Sketches of Spain

L’Espagne fantasmée de Miles Davis a particulièrement inspiré Almodovar puisqu’il a utilisé à deux reprises, dans "Talons aiguilles" et dans "La fleur de mon secret", des morceaux tirés du chef-d’œuvre du trompettiste, arrangé par le grand Gil Evans, "Sketches of Spain". Dans cet album magistral, le jazz se mélange aux effluves d’une Espagne ancestrale et mythique. C’est une pièce essentielle dans le puzzle que constitue la carrière de Miles Davis et qu’on peut réécouter en imaginant des images du cinéaste, réelles ou inventées, sur chacun des cinq morceaux de l’album.

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