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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Buster Keaton

4 thèmes | 14 oeuvres
Enfant de la balle, star du grand écran au temps du muet, producteur, scénariste, réalisateur, acteur de ses propres films dont quelques chefs-d’œuvre, Buster Keaton dut néanmoins subir la mesquinerie des grands studios avant de sombrer dans un quasi oubli. La redécouverte de son œuvre, via la restauration de certains de ses films, nous rappelle son génie. Joseph Frank « Buster » Keaton est mort le 1er février 1966. Peu avant, lors d'une conversation avec Peter Bogdanovich, il lui avait confié : « "Je souhaiterais être mis en terre avec un jeu de cartes et un chapelet afin d'être prêt à toute éventualité…" »

Bien entouré

Buster est né aux pieds du grand Houdini et a (presque) terminé sa carrière au cinéma sous la caméra de Samuel Beckett. Entre les deux, il aura croisé tous les grands comiques de sa génération et fait rire et pleurer des millions de spectateurs. Peut-être même qu’il a croisé, sans le savoir, Alexander Calder au cirque Medrano.

Harry Houdini for Kids

Houdini, le Roi de l’évasion, était un ami des parents Keaton. C’est lui qui, alors que le fils de la famille se relève sans un pleur ni un cri après avoir dégringolé accidentellement un gigantesque escalier, s’exclama : « "What a buster" ! » (Qu’elle chute !). La légende était en marche.

Le Grand Cirque Calder

Charlie Chaplin, Buster Keaton, Fatty Arbuckle… firent leurs armes sur les planches, au théâtre, au music-hall ou au cirque. Keaton, se produisit trois fois au cirque Medrano, à Paris, dans les années quarante et cinquante. Alexander Calder, fut lui aussi un grand amoureux du cirque. Dans les années vingt, à Paris, il a fabriqué tous les personnages d’un cirque imaginaire en miniature. Le soir, il organisait des représentations pour ses copains qu’il animait lui-même en faisant toutes les voix et les cris des animaux pendant que sa femme passait des disques pour la musique !

Film

Tourné un an avant la mort de Buster Keaton, ce court-métrage d’une vingtaine de minutes montre un homme qui fuit tous les regards, y compris le sien. On reconnaît la silhouette de Keaton dont on ne voit le visage qu’à la fin. « "Ce que ça signifie à mon avis, c’est qu’un homme peut fuir tout le monde, mais il ne peut pas se fuir lui-même" » Buster Keaton.

La chute comme forme d’art

Dans la vraie vie, il est difficile de ne pas rire quand quelqu’un se cogne dans une porte ou glisse et se retrouve les quatre fers en l’air. Au cinéma, certains ont fait de ces maladresses une carte de visite. Ils ont poussé tellement loin la technique de la chute, qu’ils l’ont élevée au rang d’art. Et on rigole encore et toujours.

Le Mécano de la General

"Le Mécano de la General", qui se déroule pendant la guerre de Sécession, est l’histoire d’un mécanicien, amoureux à la fois d’une jeune fille et d’une locomotive. Alors, quand l’ennemi s’empare de la première en dérobant la deuxième, n’écoutant que son courage, notre mécano se lance à l’aventure pour les délivrer. Orson Welles, connu pour avoir la dent très dure envers ses contemporains a déclaré un jour de 1971 : « "Le Mécano de la General est un des plus beaux films jamais réalisés" ».

Moi, Fatty

Roscoe Conkling « Fatty » Arbuckle fut une immense star du cinéma muet qui, dans les années 1920, attira des millions de spectateurs dans les salles. Une accusation de viol basée sur des racontars, et dont il fut innocenté, ruina sa carrière. C’est lui, le premier, qui ouvrit le monde du cinéma à Buster Keaton qui restera son seul ami pendant les années sombres. La vingtaine de courts-métrages dans lesquels ils jouent ensemble est un des sommets du cinéma comique.

Le Grand Blond avec une chaussure noire

Pierre Richard est un inconditionnel du cinéma burlesque. Dans tous ses films, il se sert de sa longue silhouette pour incarner des personnages maladroits dont le moindre geste déclenche des cascades d’accidents qui, à leur tour, l’entraînent dans des situations invraisemblables. L’histoire de ce grand blond, musicien de son état, qui se retrouve plongé malgré lui dans une histoire d’espionnage absurde est, aujourd’hui encore, un des plus beaux hommages aux Chaplin, Harold Lloyd, Mack Sennett et bien sûr, Buster Keaton.

Intégral des courts-métrages

Les tous premiers films ont d’abord été diffusés sous des chapiteaux au même titre que les autres attractions des fêtes foraines. Leur durée n’excédait pas quelques minutes. Ce format de quelques minutes obligea les comiques à développer le sens du rythme, les cascades et l’art du gag. Keaton y ajouta une touche de poésie. Regarder les courts-métrages de l’Homme qui ne sourit jamais, c’est rire et pleurer à la fois. Buster Keaton est un génie, ce coffret en est la preuve.

Univers impitoyable

Hollywood, cet objet de tous les fantasmes, est avant tout une machine à fabriquer du cash. Les patrons de studio et leurs producteurs peuvent supporter les caprices de leurs stars à la seule condition qu’elles ne contrarient pas le succès de leurs productions. Dans le cas contraire, la sentence est terrible et le contrevenant se voit éjecter de cet Olympe en carton pour affronter le scandale et les harpies. Certains ne s’en sont jamais remis.

Le Garçon incassable

A Los Angeles, une écrivaine qui fait des recherches sur Buster Keaton se rappelle Henri, ce frère différent des autres. « "Henri et Buster ont en partage une enfance marquée par des expériences physiques très brutales, une solitude inguérissable, une capacité de résistance aux pires épreuves, une forme singulière d’insoumission. Et une passion pour les trains" ». Prix Renaudot 2014.

Le garcon incassable
Le garçon incassable
Auteur: Seyvos, Florence (1967-....)
Edition: Ed. de l'Olivier

Moi, Fatty

Roscoe Conkling « Fatty » Arbuckle fut une immense star du cinéma muet qui, dans les années 1920, attira des millions de spectateurs dans les salles. Une accusation de viol basée sur des racontars, et dont il fut innocenté, ruina sa carrière. C’est lui, le premier, qui ouvrit le monde du cinéma à Buster Keaton qui restera son seul ami pendant les années sombres. La vingtaine de courts-métrages dans lesquels ils jouent ensemble est un des sommets du cinéma comique.

Hollywood Babylone

L’Amérique est un pays profondément schizophrène. Alors qu’une Amérique se précipite en masse dans les cinémas et qu’elle élève au rang de demi-dieux des vedettes de celluloïd, une autre Amérique, puritaine et voyeuriste celle-là, se dresse férocement contre les mœurs dépravées de la gent cinématographique hollywoodienne. Il faut dire, comme le raconte Kenneth Anger, que dans leur Olympe de carton-pâte les réalités de la vie quotidienne semblent échapper quelque peu à cette étrange population...

Le Royaume de leur rêve

La saga des Juifs qui ont fondé Hollywood. C’est avec les films produits à Hollywood dans des studios bâtis au tout début du XXe siècle que l’Amérique a imposé l’"American way of life" au monde entier. Cette industrie, faite pour produire du rêve standardisé, fut construite par une poignée d’entrepreneurs venue d’Europe centrale et dont certains parlaient à peine anglais. En quelques dizaines d’années, les frères Warner, William Fox, Samuel Goldwyn, Louis B. Mayer et quelques autres imposèrent les standards du divertissement toujours en vigueur aujourd’hui. Quitte à briser le génie des esprits les plus libres.

Zim, pam, boum, tsoin-tsoin !

Au temps du muet, la musique était jouée en direct dans la salle par un orchestre plus ou moins fourni suivant les moyens du propriétaire. Au cirque, les roulements de tambours succédaient aux grands coups de cymbales pour accompagner les trapézistes et clowns. Et dans le film d’Yves Robert, c’est la flûte de Pan qui accompagne Pierre Richard. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !

Haïkus de pianos

Au temps du cinéma muet, la musique qui accompagnait les films était jouée en direct dans la salle par un orchestre plus ou moins fourni suivant les moyens du propriétaire. Pascal Comelade, en adaptant des standards de la pop music qu’il interprète sur un piano jouet ou un instrument de concert, en moins de deux minutes, n’en gardant que la trame mélodique, redonne à ces morceaux toute leur poésie. Et on se prend à rêver d’une musique originale de Comelade sur un film de Keaton...

Hollywood Babylone

L’Amérique est un pays profondément schizophrène. Alors qu’une Amérique se précipite en masse dans les cinémas et qu’elle élève au rang de demi-dieux des vedettes de celluloïd, une autre Amérique, puritaine et voyeuriste celle-là, se dresse férocement contre les mœurs dépravées de la gent cinématographique hollywoodienne. Il faut dire, comme le raconte Kenneth Anger, que dans leur Olympe de carton-pâte les réalités de la vie quotidienne semblent échapper quelque peu à cette étrange population...

Le Grand Blond avec une chaussure noire

Pierre Richard est un inconditionnel du cinéma burlesque. Dans tous ses films, il se sert de sa longue silhouette pour incarner des personnages maladroits dont le moindre geste déclenche des cascades d’accidents qui, à leur tour, l’entraînent dans des situations invraisemblables. L’histoire de ce grand blond, musicien de son état, qui se retrouve plongé malgré lui dans une histoire d’espionnage absurde est, aujourd’hui encore, un des plus beaux hommages aux Chaplin, Harold Lloyd, Mack Sennett et bien sûr, Buster Keaton.

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