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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Hervé Le Corre

4 thèmes | 12 oeuvres
En une dizaine de romans - dont "Après la guerre", prix  du polar européen 2014 - Hervé Le Corre s’est imposé comme un auteur important, un de ceux qui ont gommé les frontières entre le roman de genre - le polar -  et la littérature dite classique. A l’occasion de la parution de son nouveau roman "Prendre les loups pour des chiens "(à paraître le 11 janvier prochain)", "il est notre invité et nous explique pourquoi les onze œuvres qu’il a choisi l’ont profondément marqué.

Born to run

Bruce Springsteen et Patty Smith partagent un même amour pour la puissance des guitares et le pouvoir des mots. Leurs chansons sont comme des petites nouvelles dont la musique compose la bande son. Tous les deux composeront d’ailleurs le morceau "Because The Night. "Une puissance évocatrice que l’on retrouve également chez les peintres américains des années trente.

Easter

"Patty Smith, comme Barbara, sont des femmes debout aux deux extrémité d’un arc tendu. Elles dégagent une force incroyable faite de poésie et de rigueur rock. Patty Smith c’est Rimbaud, Bruce Springsteen et Barbara dans une même personne".

The River

"Les chansons de Springsteen, sont comme les nouvelles mélancoliques de Raymond Carver ou de Daniel Woodrell. Des petits morceaux de poésie urbaine qui parlent de cette classe ouvrière qui tend à disparaître. De ses rêves, de ses aspirations. Et cette batterie qui bastonne ! "

La Peinture américaine des années 1930

"J’aime les peintres comme Matisse,  Picasso,  Le Caravage. Je connaissais quelques peintres américains comme Hopper,  mais là j’ai découvert ces tableaux qui  montrent le revers de la médaille du capitalisme,  des vues d’usines,  de dockers… Des visions de peintres communistes !" Musée de l’Orangerie – Paris, jusqu’au 30 janvier

Noir c'est noir

Vaste continent dont les premiers explorateurs (Dashiell Hammett, Raymond Chandler, Jim Thompson…) ont dessiné les premières cartes, le roman noir parle des zones d’ombre de la société où la poisse colle souvent aux semelles de ceux qui essaient d’échapper à une sale destinée.

Prendre les loups pour des chiens

Dans "Prendre les loups pour des chiens," Hervé Le Corre explore les dessous de la Gironde profonde qui, derrière les façades fraichement nettoyées et classées par l’Unesco de la capitale Bordeaux, cachent une réalité nettement plus sombre.

  Livre Fiction
Prendre les loups pour des chiens
Auteur: Le Corre, Hervé (1955-....)
Edition: Rivages
Collection: Collection dirigée par François Guérif

Fay

"" Fay", c’est à la fois un roman noir et un roman d’amour, à la fois tendre et violent… Je me perds dans mon admiration ! Je peux le prendre pour en relire vingt pages. Pour simplifier, je dirais que c’est le roman que j’aurais aimé écrire".

Johnny Guitar

"Je suis d’accord avec François Guérif (le fondateur et le directeur de la collection Rivages Noir) ; western et roman noir sont de la même famille. "Johnny Guitare", c’est à la fois un western ET un roman noir. Mise en scène, décor, intrigue… tout est réussi dans ce film. Et les acteurs ! A travers la caméra de Nicholas Ray on sent que Sterling Hayden est quelqu’un de bien, à qui on peut faire confiance".

Poésie

Hervé Le Corre n’est pas « entrer » en littérature par la porte du roman, mais par celle la poésie, grâce notamment à Léo Ferré. Devenu professeur  de français et écrivain, cet amour de la poésie et des auteurs nouveaux ne l’a pas quitté.  

Lettres à la femme aimée au sujet de la mort

"La poésie est quelque chose de très important pour moi. Aragon, Baudelaire, Rimbaud, Césaire… Jean-Pierre Siméon est un auteur-poète contemporain français de la grande famille de René Char".

Terra

Salgado, comme Willy Ronis, est un poète de la photographie. Dans "Terra", son livre sur les paysans brésiliens qui se sont organisés pour récupérer les terres non exploitées, ou dans "Genesis", sur la nature, il est toujours question de combat et de lutte qu’elles soient sociales ou écologistes.

Léo Ferré chante les poètes

"Je ne sais pas si on les écoute encore beaucoup, mais les chansons de Ferré sont d’une rare intensité. Ce n’est pas au lycée que j’ai découvert la poésie mais à travers ses interprétations. Ferré ça a été l’ouverture à la poésie. Celle des grands auteurs qu’il a mis en en musique, et la sienne propre".

Un air de désillusion

Les lendemains qui chantent sont souvent porteurs de grandes désillusions. On y croit, puis on est rattrapé par une sale réalité. Mais a t-on d’autres choix que d’essayer à nouveau ?

Nous nous sommes tant aimés

"C’est un film que je revois toujours les larmes aux yeux. Ettore Scola parle des amitiés perdues, trahies, des désillusions. Ma génération est celle des désillusions. Je suis en train de lire "Mélancolie de gauche", d’Enzo Traverso (à La découverte), dont ce film semble être une prémonition".

Le jour se lève

"Le cinéma des années trente, et celui de Carné entre autre, filmait le travail, les gens du peuple, les ouvriers. Il était en prise avec le réel. Gabin, dans le rôle de cet ouvrier sableur est en fait piégé par sa condition dont il ne peut s’extraire et par une lutte perdue d’avance parce qu’il n’a pas les bonnes armes".

La Peinture américaine des années 1930

"J’aime les peintres comme Matisse,  Picasso,  Le Caravage. Je connaissais quelques peintres américains comme Hopper,  mais là j’ai découvert ces tableaux qui  montrent le revers de la médaille du capitalisme,  des vues d’usines,  de dockers… Des visions de peintres communistes !" Musée de l’Orangerie – Paris, jusqu’au 30 janvier

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