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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Stephane Belmondo

5 thèmes | 18 oeuvres
Depuis qu’il a commencé sa carrière de musicien professionnel, Stephane Belmondo n’a jamais arrêté de multiplier les expériences musicales et les rencontres. Dans l’orchestre de Michel Legrand, sur scène avec Dee Dee Bridgewater, sur disque avec la musique de Stevie Wonder, en sextet avec son frère Lionel et le grand Yusef Lateef… et aujourd’hui en trio sur la musique de Chet Baker. Dans tous les cas, un seul but pour Stephane Belmondo, donner du bonheur. La parution de son album "Love for Chet", hommage à Chet Baker dont il était très proche, était l’occasion, pour nous, de l’inviter à faire son parcours dans les choses qu’il aime et qui l’animent. Ecoutez la playlist du parcours sur Deezer.

Cinéma, cuisine etc.

Je suis un fondu de cinéma. C’est pour ça que j’ai repris "La Chanson d’Hélène". La version de Romy et Piccoli sur la musique de Philippe Sarde, pff ! Un jour, on parlait de musique avec Tavernier. On se disait, si t’as pas de musique dans un film, c’est pas possible. C’est mort. J’ai revu "Mort d’un pourri" rien que pour la musique, qui est de Philippe Sarde. C’est Stan Getz qui joue tout le long avec un orchestre symphonique. Quand tu vois Dexter Gordon dans "Round Midnight", quel putain d’acteur ! Mais musique et jazz, ça marche dans les deux sens. Jean-Pierre Marielle qui venait nous voir quand on jouait avec Lionel est un taré de jazz. Il doit avoir une des plus belles collections de vinyles de jazz au monde !

Love for Chet

La rencontre avec Chet m’a beaucoup marqué parce que j’étais gamin, à peine majeur, et qu’il m’a pris sous son aile. C’était comme un père pour moi. Un papa. Ça étonnait tout le monde parce que c’était un junkie, mais j’ai vécu tellement de belles choses avec lui ! J’ai eu du mal à me lancer dans l’enregistrement de l’album parce que c’était lourd à assumer. Pendant quatre ans, j’ai joué ses solos, joué dans son esprit, en trio sans batterie comme lui... Et puis je me suis rappelé qu’il me disait qu’il faut laisser les choses venir à soi, ne pas les précipiter. Et c’est venu ! Grâce à Christophe Deghelt aussi. Aujourd’hui, j’assume, je suis vachement content du disque, du son, et de l’accueil aussi !

Journey Through the Secret Life of Plants

"Quand on s’est rencontrés, il était en tournée et il avait deux jours off. Il est venu gratuitement chanter deux chansons ! Je lui ai fait valider le disque et il a adoré. D’abord parce qu’il adore le jazz et il m’a aussi répondu qu’il avait aimé la façon dont j’avais arrangé sa musique (acoustique). C’est un mec super gentil, incroyable. "Journey Through"... s’est fait fracasser à sa sortie. C’est un disque pas facile mais c’est une musique de film sur laquelle il essaie plein de trucs, un des premiers enregistrements en numérique, il y a des recherches de quatuor à cordes, des sons de synthés qu’on n’avait jamais entendus sur disque à l’époque... Enorme monsieur !"

Les Tontons Flingueurs

Je n’ai plus le temps d’aller au cinéma mais j’adore ça. "Les Tontons", no comment... J’aime aussi les drames et tout ça, mais les dialogues d’Audiard ! Mon frère est tellement fondu de Ventura qu’il a appelé sa fille Clelia, le prénom d’une des filles de Lino. Et l’interview de Blier par Audiard... c’est monstrueux !

L’Arpège

J’adore faire à manger. Si ça n’avait pas été la musique, ça aurait été le sport ou la cuisine. J’ai la chance de connaître des super cuistots. Avec Alain Passard, qui est un fondu qui ne fait que de la cuisine végétarienne, on s’est rencontrés il y a 25 ans, quand je jouais avec Dee Dee Bridgewater... Mon frère le voit régulièrement, il lui donne des cours de saxo et comme mon frangin ne veut pas être payé, Passard lui donne des cageots de légumes de son potager ! Site d'Alain Passard

Influences

Dans la discothèque de notre père, ça allait de Maurice Ravel à AC/DC, en passant par la musique traditionnelle du fin fond du Japon… On jouait tout ça à l’école de musique qu’avait créée mon père et où Michel Petrucciani a été prof pendant quatre ans avant de partir en Californie. Chet aussi adorait découvrir la musique, (c’était un fou de musique brésilienne par exemple) et surtout de jeunes musiciens. Deux heures avant sa mort, il jouait avec des mômes de vingt ans dans un club à Amsterdam. Je ne sais pas si c’est par mimétisme, mais j’ai gardé cette ouverture d’esprit.

Concerto en sol

C’est de la musique que j’écoute souvent et, un jour, j’ai découvert cette version jouée par Hélène Grimaud avec qui j’étais au conservatoire quand on était gamins à Aix-en-Provence. C’est quand même une dame maintenant ! Quelle belle version !

Requiem

C’est un morceau dont Duruflé a écrit trois versions. Celle que je préfère, c’est celle au centre de laquelle il y a l’orgue qui était l’instrument de Duruflé. C’était un mec qui explorait des trucs déjà. Ça dure 40 minutes et c’est juste un truc de malade.

Angelus

J’ai un peu choisi des gens que je connais. Milton, c’est devenu un ami et on a beaucoup joué ensemble en 2009-2010. Il a maintenant 73 ans et est très malade depuis quelques années mais j’ai des nouvelles de temps en temps et, en ce moment, tout va bien. On refera des concerts ensemble sous peu. "Angelus" est un disque avec beaucoup d’invités, Pat Metheny, Wayne Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter... On a les amis qu’on peut ! (rires)

  CD
Angelus
Auteur: Nascimento, Milton (1942-....)
Edition: Warner Bros.

She Was Too Good To Me

Chet adorait découvrir la musique, c’était un fou de musique brésilienne et surtout de jeunes musiciens. D’ailleurs, deux heures avant sa mort, il jouait dans un club à Amsterdam avec des mômes de vingt ans. Je ne sais pas si c’est par mimétisme ou quoi, mais j’ai gardé cette ouverture d’esprit. Inconsciemment, je me suis vachement identifié à lui.

Les mélanges

La musique, c’est comme la cuisine (j’adore faire à manger), tu essaies des trucs mais parfois ça ne marche pas. La musique doit rester de bon goût… Si le goût est là, le son aussi évidemment. On a fait le disque avec Yusef Lateef au début de notre rencontre, il n’était pas très en forme et je l’ai vu remonter petit à petit, retrouver une deuxième jeunesse (ou une troisième, à l’âge qu’il avait !). Je jouais des conques (les coquillages), mon frère des flûtes traditionnelles, Yusef jouait de tous ses binious traditionnels, le batteur jouait des percussions, on arrivait à faire des trucs d’une demi-heure qui étaient presque de la transe ! Yusef chantait, il se mettait à prier… on était arrivés à un truc très spirituel !

Extension of a Man

Donny Hathaway, c’est quelqu’un que j’écoute depuis mon adolescence, c’est un magicien. On parle souvent de sa voix – lui et Stevie (Wonder) ont des voix assez proches - mais c’est aussi un grand compositeur. Et le peu qu’il nous a laissé… pff ! Extension of a Man c’est le disque que j’écoute toujours, sur lequel il y a toutes sortes de musiques. Dans une interview, il parlait énormément de Yusef Lateef avec lequel mon frangin et moi avons joué. Comme quoi !

With Symphony Orchestra

Ces deux disques - en formation grand orchestre symphonique dirigé par Claus Ogerman, un grand monsieur - étaient dans la discothèque de vinyles que Michel Petrucciani nous a laissée à mon frère et moi. Bill Evans reprend des trucs de Scriabine, Fauré, Chopin... C’est comme ça, que des années après, en réécoutant ces disques, on a commencé à disjoncter sur le mélange musique classique et jazz. "L’Hymne au Soleil", dont mon frère est à l’origine, est très inspiré de ces albums. Ce sont des disques qui m’ont profondément marqué.

My People

Un mec que j’apprécie par-dessous tout, qui a fait beaucoup de mélanges, qui a tenté plein de choses. Sur "My People", il y a cinq, six nanas qui chantent, des Africaines, un truc merveilleux ! Il avait l’art de réussir ce mélange modernité - tradition. Je l’ai un peu croisé, c’était un mec qui avait une vision de la vie et de la musique au-delà de ce qu’on peut imaginer. Un vrai visionnaire, un super bonhomme très important pour moi.

Journey Through the Secret Life of Plants

"Quand on s’est rencontrés, il était en tournée et il avait deux jours off. Il est venu gratuitement chanter deux chansons ! Je lui ai fait valider le disque et il a adoré. D’abord parce qu’il adore le jazz et il m’a aussi répondu qu’il avait aimé la façon dont j’avais arrangé sa musique (acoustique). C’est un mec super gentil, incroyable. "Journey Through"... s’est fait fracasser à sa sortie. C’est un disque pas facile mais c’est une musique de film sur laquelle il essaie plein de trucs, un des premiers enregistrements en numérique, il y a des recherches de quatuor à cordes, des sons de synthés qu’on n’avait jamais entendus sur disque à l’époque... Enorme monsieur !"

Out of the box

Quand je suis arrivé à Paris, j’ai été catalogué musicien de jazz, j’ai un peu souffert de ça, pendant dix ans alors que je faisais des sessions de musique de film avec Michel Legrand, j’ai fait plein de choses différentes, j’ai travaillé avec Bashung... Aujourd’hui les gens ne peuvent plus me mettre dans une petite boîte. J’ai deux ou trois projets dans la tête ; un assez funky, autour d’Earth Wind & Fire, James Brown... un autre complètement destroy autour d’Hendrix… un autre encore sur la musique traditionnelle de la Réunion, autour des tambours, avec un percussionniste brésilien de Rio, un percussionniste africain d’Abidjan, et un percussionniste mythique de la Réunion.

Be Sensational

""Jeanne cartonne depuis un moment. Formation classique, conservatoire, violoncelle, elle a fait pas mal de jazz aussi. Aujourd’hui, elle fait une musique vraiment axée sur le rock, sur les sons, le rythme, avec des super paroles. Sur scène, elle joue de la basse. Elle a vraiment un univers incroyable. Elle sera à Rock en Seine cet été. Ne la loupez pas !""

Be sensational
GAM
Be sensational
Auteur: Added, Jeanne (1980-....)
Edition: Naïve

Kabar

"J’ai un respect total et depuis longtemps pour Danyèl Waro notamment parce qu’il garde la tradition, qu’il veille sur le patrimoine de la Réunion. Si tu ne lui parles par créole il ne te parle pas ! En plus, il écrit de belles paroles. Quand j’ai envie d’écouter de la musique, j’écoute ses disques à lui. C’est quelqu’un qui compte beaucoup pour moi. On a un projet sur la musique traditionnelle de la Réunion, autour des tambours, avec aussi un percussionniste brésilien de Rio, un percussionniste d’Abidjan, une contrebasse... Ça avance !"

Rainbow Bridge

J’ai redécouvert Jimi grâce à mon fils. Ce n’est pas parce que c’est mon fils (rires) mais il a le même naturel ! J’aime Hendrix parce que j’adore le côté transe de la musique. Comme Coltrane qui m’a marqué aussi. Hendrix aurait très bien pu jouer avec Coltrane. En 86-87, j’étais en tournée avec Gil Evans, j’étais gamin. Une nuit, on était à Amsterdam ou je ne sais plus où, je n’arrivais pas à dormir, je frappe à sa porte où je l’avais laissé à 2 heures du matin et Gil ouvre, frais comme un gardon avec Hendrix à fond dans la chambre ! C’est une évidence, mais ce mec est mort trop tôt.

Rainbow bridge
GAM
Rainbow bridge
Auteur: Hendrix, Jimi (1942-1970)
Edition: Sony Music

Spiritualité

Je fais de la musique pour donner du bonheur aux gens, faire passer de bonnes vibrations même si je sais que c’est éphémère. Chez Chet, c’est surtout le bonhomme qui m’a marqué, les discussions qu’on pouvait avoir sur la vie, ses belles pensées, sa spiritualité… malgré la défonce ! Oui, j’ai joué avec lui, mais, à la limite, c’est facultatif. C’est aussi ce qui me rapproche de gens comme Coltrane (son album "Ballad" !) ou Joni Mitchell ("Both Sides Now"). Il n’y a pas de grandes ou de petites choses, il n’y a que les belles choses.

Love for Chet

La rencontre avec Chet m’a beaucoup marqué parce que j’étais gamin, à peine majeur, et qu’il m’a pris sous son aile. C’était comme un père pour moi. Un papa. Ça étonnait tout le monde parce que c’était un junkie, mais j’ai vécu tellement de belles choses avec lui ! J’ai eu du mal à me lancer dans l’enregistrement de l’album parce que c’était lourd à assumer. Pendant quatre ans, j’ai joué ses solos, joué dans son esprit, en trio sans batterie comme lui... Et puis je me suis rappelé qu’il me disait qu’il faut laisser les choses venir à soi, ne pas les précipiter. Et c’est venu ! Grâce à Christophe Deghelt aussi. Aujourd’hui, j’assume, je suis vachement content du disque, du son, et de l’accueil aussi !

Requiem

C’est un morceau dont Duruflé a écrit trois versions. Celle que je préfère, c’est celle au centre de laquelle il y a l’orgue qui était l’instrument de Duruflé. C’était un mec qui explorait des trucs déjà. Ça dure 40 minutes et c’est juste un truc de malade.

Nada Sera Como Antes

Je me demande si ce n’est pas ma chanteuse préférée, toutes musiques confondues. Elle chante deux notes, tu es touché. C’était la muse de Milton, il rêvait d’écrire pour elle et les deux rêvaient d’enregistrer ensemble toute leur vie! Malheureusement, Elis s’est suicidée. Encore des histoires de défonce… Elle était aussi très engagée politiquement. "Nada Sera Comme Antes" est un disque sur lequel Elis chante des compositions de Milton des années 60. Une merveille.

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